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Home Western Asia Lebanon

Une visite pontificale qui recompose la scène intérieure

by Asia Today Team
December 8, 2025
in Lebanon
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Une visite pontificale qui recompose la scène intérieure
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Prolongation controversée du Parlement de deux ans – Bassil, Geagea et Gemayel unis contre un report jugé anticonstitutionnel

100 martyrs en une journée dus aux frappes aériennes israéliennes, le bilan officiel atteint 394 morts et plus de 517 000 déplacés


– Commercial –

Dans les quotidiens libanais datés du 1 décembre 2025, la venue du pape au Liban s’impose comme le principal événement nationwide, avec une insistance particulière sur son arrivée à Beyrouth, son passage par l’aéroport et la réception officielle au palais présidentiel sous l’autorité du président Joseph Aoun. Selon Nahar, 1 décembre 2025, le pays «s’ouvre» au visiteur dès sa descente de la voiture papale, malgré la pluie qui freine les rassemblements mais n’empêche pas la foule de se masser le lengthy de la route entre l’aéroport et Baabda, où se tient la cérémonie protocolaire. Le journal décrit un premier après midi de visite marqué par un soulagement collectif, le sentiment que le pape «bénit la terre» d’un pays meurtri et porte avec lui une promesse de réconciliation et de pardon.

La même scène est relue différemment par Al Akhbar, 1 décembre 2025, qui insiste sur la capacité des élites politiques et médiatiques à détourner l’consideration pendant quelques heures, en transformant l’événement en vitrine provisoire d’un Liban ordonné et accueillant. Le quotidien souligne que les responsables qui entourent le pape lors des cérémonies sont issus du même milieu politico financier tenu pour responsable de l’effondrement économique, ce qui nourrit une forme de colère latente dans la inhabitants. Dans un éditorial, Al Akhbar estime que Joseph Aoun a réussi à retourner à son avantage une visite risquée, en s’affichant comme chef de l’État secure, succesful de recevoir un hôte de ce rang dans un contexte régional tendu.

Advert Diyar, 1 décembre 2025, décrit avec précision les séquences protocolaires au palais présidentiel, en insistant sur la mise en scène de l’unité nationale. Les fauteuils du pape et du président sont fabriqués spécialement pour l’event, décorés des emblèmes des deux États, sur un décor de montagnes enneigées et d’arbres du Liban, au dessus desquels s’affichent des colombes de paix. Le journal rapporte que, après le discours d’accueil, le pape quitte Baabda accompagné de Joseph Aoun et de la première dame, sous les acclamations de foules massées sur la route, avant de passer la nuit à la nonciature apostolique.

Le récit d’un Liban «message» entre souffrance et espérance

Les journaux mettent largement en avant la manière dont le discours pontifical reprend le thème du Liban comme «pays message», déjà utilisé par des papes précédents, mais dans un contexte de crise prolongée. Dans Advert Diyar, 1 décembre 2025, de larges extraits sont consacrés à la parole papale qui s’adresse aux «enfants de la nation libanaise», en les appelant «bienheureux artisans de paix» et en les invitant à demeurer «fils de l’espérance et de la résurrection» malgré le poids des épreuves économiques et sociales. Nahar, 1 décembre 2025, souligne que le président Joseph Aoun, dans son allocution devant le pape et un parterre de responsables politiques et religieux, présente le Liban comme la «terre de la première visite pontificale hors de Rome» et comme un espace où se croisent les traditions chrétiennes et musulmanes.

Dans son compte rendu, Nahar insiste sur la dimension presque intime de ce face à face, en rappelant que le quotidien fête lui même un anniversaire symbolique au second de la visite et en se définissant comme partenaire d’un fight pour la vérité et les libertés publiques. Le journal met en avant la phrase par laquelle Joseph Aoun affirme que le pape vient «planter l’espérance» au milieu des ruines laissées par les guerres et la double explosion du port de Beyrouth, tout en appelant à transformer les «églises martyres» en témoins d’une future résurrection nationale.

Advert Diyar, 1 décembre 2025, relaye aussi les commentaires du patriarche maronite qui voit dans cette visite une event de redonner un cap ethical à des dirigeants accusés de s’éloigner de la responsabilité et de la justice. Il y est query d’un «Évangile de la visite» appelé à devenir une invitation à reconstruire la confiance entre les citoyens, la terre et la mission du pays, en faisant de la dignité et de la justice les pivots d’un nouveau contrat social.

Instrumentalisations politiques et controverses autour du protocole

Derrière ces photos d’unité, plusieurs titres mettent en lumière les tensions politiques que la visite a ravivées. Nahar, 1 décembre 2025, signale que la réception de Baabda est marquée par l’absence remarquée de Samir Geagea, chef des Forces libanaises, dont l’épouse et députée Strida Geagea affirme que le couple n’a pas été invité, suscitant des interrogations sur les critères retenus pour la composition de la liste des invités. Le journal relève que ce détail protocolaire alimente le débat sur la volonté de la présidence de contrôler le symbole d’un rassemblement présenté comme représentatif de toutes les composantes du pays.

Al Akhbar, 1 décembre 2025, rend compte d’une autre forme de contestation, venue cette fois de citoyens ordinaires. Le quotidien reproduit des messages largement relayés sur les réseaux sociaux, dans lesquels des internautes demandent au pape de «ne pas rencontrer les responsables politiques ou religieux», mais plutôt de se rendre dans les écoles, les hôpitaux et les petites paroisses de villages désertés, pour entendre directement les souffrances des habitants. Ces messages dénoncent les responsables qui s’empressent de figurer sur les images aux côtés du souverain pontife, alors qu’ils sont accusés d’avoir été parmi les principaux artisans de l’effondrement économique.

Le journal souligne que la mise en ordre soudaine des routes, de l’éclairage public et des dispositifs de sécurité à l’event de la visite devient un motif de sarcasme, certains internautes allant jusqu’à demander au pape de rester au Liban ou d’y revenir régulièrement, pour obliger les autorités à maintenir ce niveau de providers. Al Akhbar rapporte aussi des prises de parole de fidèles chrétiens qui demandent au pape de dire «la vérité sur la souffrance des chrétiens au Liban» et de rappeler la responsabilité des dirigeants politiques, partisans et ecclésiaux dans l’aggravation de cette scenario.

Les divisions internes à la scène chrétienne apparaissent également dans les colonnes d’Al Quds Al Arabi, 1 décembre 2025, qui publie le texte d’un communiqué des Forces libanaises à l’event de la visite. Le parti y salue la venue du pape et le remercie pour son soutien fixed au «pays message», mais conteste la lettre adressée par Hezbollah au souverain pontife, dénoncée comme une tentative de présenter le mouvement comme défenseur des droits humains alors qu’il est accusé de confisquer les libertés et de saper la souveraineté de l’État par la détention d’un arsenal indépendant.

Un pays en crise face aux menaces régionales

En toile de fond de la visite, les journaux rappellent la profondeur de la crise économique et l’ampleur des menaces sécuritaires qui pèsent sur le pays. Al Sharq, 1 décembre 2025, consacre une massive partie de sa une à ce qu’il présente comme un «plan israélien d’invasion du Liban jusqu’à la ligne X», en rapportant des informations diplomatiques selon lesquelles le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou envisage une opération militaire de grande ampleur visant à démanteler l’infrastructure militaire de Hezbollah. Le quotidien évoque une séquence de frappes déjà engagées, dont l’assassinat du cadre du mouvement Hayssam Tabatabai, décrites comme un prélude doable à une extension du conflit.

Cette perspective donne une tonalité particulière aux photos du pape circulant sur les routes libanaises et célébrant des messes en plein air. Advert Diyar, 1 décembre 2025, pose explicitement la query de savoir si cette visite peut «marquer un espoir nouveau dans un pays qui gémit sous le poids des crises», en rappelant que les rassemblements populaires qui saluent le cortège pontifical se déroulent dans un environnement marqué par la pauvreté, la dévaluation monétaire et la fragilité des infrastructures. Le journal publie aussi des propos d’acteurs économiques, comme le président de la chambre de commerce de Tripoli, qui voit dans la venue du pape une event de redorer l’picture du pays, de relancer le tourisme religieux et d’envoyer un sign de stabilité aux investisseurs.

Al Akhbar, 1 décembre 2025, met en parallèle cette séquence religieuse avec les débats internes sur les responsabilités de l’effondrement financier. Le quotidien consacre un lengthy article aux déclarations de l’ancien gouverneur de la Banque du Liban Ryad Salame, qui affirme, lors d’une audition, qu’il n’est pas seul responsable de la crise et renvoie la cost aux gouvernements successifs, aux banques et aux élites politiques. Cette prise de place est replacée dans une accusation plus massive contre un système qui, selon le journal, cherche à utiliser la visite papale pour se redonner une légitimité morale sans répondre aux demandes de justice et de reddition de comptes. Le contraste demeure particulièrement vif.

Politique locale: recomposition du jeu intérieur autour de la visite du pape

Les quotidiens libanais datés du 1 décembre 2025 décrivent une scène politique dominée par la visite du pape, présentée comme un révélateur des rapports de power internes. Dans Nahar, 1 décembre 2025, la couverture insiste sur le cri adressé par le souverain pontife au peuple libanais, décrit comme «un peuple qui ne se rend pas», alors que le cortège traverse la route de l’aéroport vers Baabda. Le journal souligne que cette phrase, reprise en une, est perçue comme un message politique autant que spirituel, puisqu’elle intervient devant les plus hautes autorités de l’État, autour du président Joseph Aoun et des cooks des establishments. Dans Advert Diyar, 1 décembre 2025, la même séquence est relue dans le registre institutionnel: la visite est décrite comme le retour de «la terre du message» sur la carte du monde, et Joseph Aoun affirme, depuis le palais présidentiel, que la «mission de liberté» du Liban ne tombera pas malgré l’effondrement actuel. Le quotidien souligne le contraste entre la ferveur des foules et la profondeur des crises politiques et économiques qui encadrent l’événement. Pour une partie de l’opinion, cette journée marque un répit symbolique, mais ne modifie pas les rapports de power ancrés depuis des années auparavant déjà.

Rôle de la présidence et mise en scène de l’unité nationale

Advert Diyar, 1 décembre 2025, place cette journée sous la rubrique de la politique libanaise et détaille le déroulé protocolaire de la cérémonie de Baabda. Le journal raconte remark le président accueille le pape à la porte du palais, accompagné de la première dame, avant une séquence où des enfants présentent du ache et du sel, selon une custom d’hospitalité reprise dans le discours officiel. La mise en scène d’une unité nationale, avec la présence côte à côte des cooks des establishments et des représentants des principales forces politiques et religieuses, est présentée comme une tentative de suspendre, pour quelques heures, les clivages partisans. Dans le même temps, le reportage relève que cette unité reste fragile, automobile elle ne s’accompagne ni de décisions concrètes sur la formation d’un gouvernement plus secure, ni d’avancées sur des dossiers comme la réforme de l’administration ou l’indépendance de la justice.

Lectures critiques d’Al Akhbar

Al Akhbar, 1 décembre 2025, suggest un angle plus frontalement politique sur la même séquence. Dans ses pages consacrées au Liban, le quotidien estime que Joseph Aoun a utilisé la visite pour imposer sa présence au centre du jeu après des mois de contestation de la légitimité de la classe dirigeante. Le chroniqueur Ibrahim Al-Amine décrit un président qui «saute par-dessus les murs», au sens figuré, en cherchant à transformer une visite religieuse en démonstration de popularité et en scène d’adhésion à sa personne. Selon Al Akhbar, 1 décembre 2025, cette stratégie s’appuie sur une rhétorique de safety de l’unité nationale, mais elle vise aussi à neutraliser les critiques qui accusent la présidence et son entourage d’avoir prolongé la vacance institutionnelle et retardé les réformes. Le journal met en avant le malaise d’une partie des milieux chrétiens, qui voient dans cette récupération une manière de détourner le message du pape de sa dimension de mise en trigger des responsables politiques et religieux face à l’effondrement du pays.

Hezbollah et recomposition de la scène intérieure

Dans ce même commentaire, Al Akhbar, 1 décembre 2025, insiste sur le rôle de Hezbollah dans la recomposition de la scène intérieure. Le mouvement, dirigé par Naim Kassem, est décrit comme ayant réussi, malgré les tentatives de marginalisation, à s’imposer comme interlocuteur incontournable dans tout débat sur la sécurité du pays et sur le entrance sud. Le texte souligne que Hezbollah cherche à se présenter, dans les messages adressés au pape, comme défenseur de la souveraineté et des populations civiles face aux menaces israéliennes, tout en restant au centre des critiques de ceux qui lui reprochent de confisquer la décision de guerre et de paix. L’article met en parallèle la présence discrète de cadres du parti dans les cérémonies officielles et la centralité de son rôle dans les calculs des chancelleries étrangères, qui redoutent une extension du conflit à partir de la frontière libanaise.

Dialogue Kataëb–Hezbollah et critique de l’État

Un autre volet de la politique intérieure se joue à distance des photos de Baabda, dans les contacts entre partis. Al Sharq, 1 décembre 2025, consacre une web page des affaires locales à la visite d’une délégation du parti Kataëb au siège de Hezbollah à Hnche, dans la Békaa. Le journal rapporte le sermon du cheikh Ali Al-Khatib, vice-président du Conseil islamique chiite supérieur, qui reçoit les représentants du parti chrétien et affirme que l’État a échoué à mettre en œuvre l’accord conclu un an plus tôt pour arrêter la guerre et protéger le Liban. Selon Al Sharq, 1 décembre 2025, ce discours dénonce une classe dirigeante qui se contente de déclarations officielles sans assumer la responsabilité de faire respecter la souveraineté et d’appliquer les engagements pris avec les médiateurs internationaux. Le cheikh interpelle les responsables en leur rappelant qu’ils sont eux-mêmes l’État et qu’ils ne peuvent pas se défausser sur «l’ennemi» de leurs propres manquements.

La même web page d’Al Sharq, 1 décembre 2025, notice que la rencontre entre Kataëb et Hezbollah s’inscrit dans une série de contacts où chaque camp tente de montrer à son opinion qu’il défend à la fois la résistance et la safety de l’État. Le journal relève que les représentants kataëbistes insistent sur la nécessité de préserver la souveraineté libanaise et de limiter les concessions faites à Israël dans les négociations family à la frontière et au désarmement, tout en estimant que le gouvernement actuel est perçu comme incapable d’exercer un contrôle effectif sur le territoire. Cette séquence illustre, pour Al Sharq, la tendance des partis à utiliser les cadres du dialogue interlibanais comme vitrines politiques, sans que ces rencontres débouchent sur un accord nationwide sur la défense ou sur une stratégie commune vis-à-vis des pressions extérieures.

Responsabilités dans l’effondrement économique

La query de la responsabilité dans l’effondrement économique est un autre terrain de conflit mis en lumière par la presse. Sur sa une, Al Akhbar, 1 décembre 2025, met en avant le file de l’ancien gouverneur de la Banque du Liban, Riyad Salameh, entendu dans des procédures judiciaires locales et internationales. Le journal rapporte que Salameh refuse d’endosser seul la responsabilité de la crise financière, en affirmant que les décisions de prêts et de financement ont été prises en coordination avec les gouvernements successifs et avec les banques privées, et que la Banque centrale a agi comme bras approach de choix politiques plus larges. Al Akhbar souligne que cette défense est rejetée par de nombreux milieux qui considèrent que le gouverneur a joué un rôle central dans la development de l’édifice financier qui s’est effondré, mais le quotidien insiste aussi sur l’embarras des responsables politiques qui cherchent à se présenter comme victimes d’un système qu’ils ont contribué à mettre en place.

Al Sharq, 1 décembre 2025, reprend ce débat en publiant un article de fond sur la scenario des banques et la paralysie de l’État. Le journal rappelle que la défaillance des autorités à protéger les dépôts des citoyens et à imposer une répartition équitable des pertes a nourri une crise de confiance profonde entre la inhabitants et les establishments. Dans sa une, Al Sharq décrit un État «failli» qui n’a pas su encadrer le secteur bancaire ni appliquer les plans de restructuration négociés avec les bailleurs internationaux, et qui se montre aujourd’hui incapable de contrôler les frontières et les flux financiers. Cette lecture rejoint celle d’une partie de l’opposition, qui accuse le gouvernement d’avoir laissé les banques gagner du temps tout en transférant progressivement le coût de la crise vers les petits déposants et les salariés. À l’arrière-plan, le quotidien signale que le nouveau gouverneur Karim Souaid tente de se présenter comme l’homme de la transparence, mais sans disposer encore des devices politiques nécessaires pour imposer un changement de cap.

Entrance sud, visite du pape et souveraineté de l’État

Enfin, plusieurs journaux mettent en relation la visite du pape et les tensions sur le entrance sud, ce qui nourrit un débat intérieur sur la marge de manœuvre de l’État. Nahar, 1 décembre 2025, souligne que les discours prononcés à Baabda évoquent implicitement la nécessité de préserver le Liban d’une nouvelle guerre, au second où Israël multiplie les menaces et les frappes ciblées contre des cadres de Hezbollah. Advert Diyar, 1 décembre 2025, rappelle que les villages frontaliers vivent toujours au rythme des alertes et des déplacements, et que les responsables locaux demandent à l’État central des garanties concrètes pour la safety des civils et le soutien aux municipalités. Al Quds Al Arabi, 1 décembre 2025, reprend depuis Beyrouth les passages du discours pontifical qui appellent à construire une paix fondée sur la justice et à rejeter la logique des représailles, en soulignant que ces mots sont entendus dans un pays où la décision de guerre et de paix reste disputée entre les establishments officielles et les forces armées non étatiques. Ce décalage, relevé par la presse, alimente une interrogation centrale de la politique locale: jusqu’où l’État peut-il redevenir l’occasion souveraine dans un Liban pris entre pressions régionales, exigences sociales et attentes explicites de la communauté internationale.

Quotation et discours des personnalités politiques: paroles présidentielles, luttes de récit et messages régionaux

Les journaux libanais du 1 décembre 2025 accordent une place centrale aux mots prononcés par les responsables politiques à l’event de la visite du pape, en particulier au discours du président Joseph Aoun au palais de Baabda. Selon Nahar, 1 décembre 2025, le chef de l’État accueille le souverain pontife comme un «messager de paix dans la patrie de la paix» et construit un récit où le Liban est présenté comme un espace distinctive de rencontre entre liberté et foi. Le quotidien souligne la formule par laquelle Joseph Aoun met en garde contre la disparition de l’équilibre démographique et politique. Il déclare que «si le chrétien disparaît au Liban, l’équation nationale s’effondre, et si le musulman tombe, l’équilibre et la modération se brisent», en avertissant qu’un Liban neutralisé ou transformé ouvrirait la voie à des «lignes de fracture» entre toutes les formes d’extrémisme. Cette articulation entre présence chrétienne, coexistence confessionnelle et stabilité politique est présentée comme le cœur de sa imaginative and prescient du pays.

Advert Diyar, 1 décembre 2025, reprend le même passage en insistant sur le ton dramatique du président. Le journal rappelle qu’il décrit le Liban comme une «terre entourée des pas de l’histoire sacrée» et comme un «pays né de la liberté et pour la liberté». Il insiste sur le fait que les chrétiens et les musulmans y sont «différents mais égaux», et il termine son intervention en lançant un appel à la communauté internationale: «Nous ne mourrons pas, nous ne partirons pas, nous ne désespérerons pas, nous ne nous rendrons pas, nous resterons ici, enfants de l’espérance et de la résurrection». Cette séquence est lue comme un manifeste de résistance symbolique, au second où le pays traverse une crise économique et institutionnelle profonde.

Dans Al Quds Al Arabi, 1 décembre 2025, le même discours est cité longuement et présenté comme une tentative de redonner un sens à l’expression «pays message». Le quotidien panarabe souligne que Joseph Aoun rappelle devant le pape que le Liban ne doit pas être considéré comme un État ordinaire, mais comme un espace de rencontre pour les fils d’Abraham. Il affirme que la survie de ce modèle est une situation pour la paix et la réconciliation dans l’ensemble du Moyen-Orient, et demande que l’on «transmette au monde» l’engagement des Libanais à rester «l’distinctive espace de rencontre dans la région». Cette insistance sur le rôle régional du pays confère au discours une dimension diplomatique qui dépasse le seul cadre libanais.

Une autre voix politique occupe une place importante dans la couverture de cette journée: celle du secrétaire général de Hezbollah, Naim Kassem. Al Sharq, 1 décembre 2025, rapporte d’abord ses propos sur la visite pontificale. Le dirigeant chiite explique qu’il a chargé des membres du conseil politique de se rendre à la nonciature pour remettre un message écrit au nom du parti, en espérant que la venue du pape contribue à «instaurer la paix et à mettre fin à l’agression». Dans le même discours, prononcé lors d’une cérémonie en hommage à un cadre militaire tué dans un raid israélien, Naim Kassem affirme que les Libanais se trouvent «devant une agression contre le Liban dans toutes ses dimensions». Il considère qu’il ne s’agit pas seulement d’une offensive militaire, mais aussi d’un «assaut» contre l’économie, contre la présidence de la République et contre l’armée, dont le commandement est accusé par Israël de protéger la souveraineté du territoire.

Dans le même article, Al Sharq insiste sur l’utilization par Naim Kassem d’un vocabulaire de résistance globale. Il relie explicitement l’incapacité du Liban à avancer sur son projet économique à une forme de «guerre» contre la société, et il dénonce les tentatives d’imposer une reddition politique sous couvert de pressions économiques et financières. Il rappelle aussi que la scène intérieure reste traversée par les risques d’infiltration et d’espionnage, en évoquant des réseaux de collaborateurs récemment démantelés par la Sûreté générale, et en appelant ses partisans à «combler les brèches» par une vigilance constante. Ces éléments donnent à son intervention une dimension à la fois sécuritaire et sociale, où la défense du territoire s’entremêle à la défense des establishments considérées comme légitimes.

La presse met également en avant le discours très critique de Sheikh Ali Khatib, vice-président du Conseil islamique chiite supérieur, prononcé dans un prêche du vendredi sur la route de l’aéroport. Toujours selon Al Sharq, 1 décembre 2025, il déclare que «l’État libanais n’a pas rempli les promesses faites» un an auparavant au second de l’accord de cessez-le-feu avec Israël. Il affirme que le gouvernement a échoué à faire appliquer l’accord par la voie diplomatique et à stopper les violations répétées de l’armistice. Il reproche à certains responsables d’adopter un langage qui «justifie l’agression israélienne» et de déplacer la faute vers la inhabitants et la résistance, au lieu d’assumer les manquements de l’État. En interpellant directement les dirigeants par la formule «vous êtes le pouvoir, vous êtes l’État», il refuse que ceux-ci se présentent comme de simples observateurs face aux choix de guerre et de paix.

Sheikh Ali Khatib va plus loin lorsqu’il évoque l’subject doable du conflit, en estimant que la logique des concessions successives conduit inévitablement à une reddition. Al Sharq rapporte qu’il met en garde contre une stratégie qui consisterait à «retirer un prétexte après l’autre» dans l’espoir de satisfaire Israël. Selon lui, cette méthode ne peut qu’encourager l’adversaire à trouver de nouveaux motifs d’exiger des reculs supplémentaires, jusqu’à transformer le Liban en pays soumis aux exigences de la puissance occupante. Ce discours articule donc une critique sévère de la efficiency gouvernementale et une défense de la résistance armée comme instrument de maintien d’une marge de manœuvre nationale.

À côté de ces prises de place émanant du camp allié à Hezbollah, la presse donne une massive place à la réponse des Forces libanaises à la lettre adressée par le parti chiite au pape. Al Quds Al Arabi, 1 décembre 2025, publie des extraits d’un communiqué dans lequel le parti de Samir Geagea «salue» la visite pontificale et remercie le souverain pontife pour ses positions en faveur du Liban. Mais le texte s’en prend durement au message envoyé par Hezbollah, accusé de contenir une «série de contrevérités» qui visent à se présenter comme défenseur des droits humains et des peuples opprimés. Les Forces libanaises soulignent que le parti armé ne reconnaît ni la légalité internationale, ni la Déclaration universelle des droits de l’homme, et qu’il «confisque les droits, les libertés et la décision des Libanais» en maintenant un arsenal militaire extérieur à l’État.

Le même communiqué revient longuement sur la query de la souveraineté. Toujours d’après Al Quds Al Arabi, les Forces libanaises estiment que la coexistence d’une armée régulière et d’une power armée liée à un «projet régional iranien» nie par définition la souveraineté de l’État. Le parti considère que la décision de guerre et de paix ne peut être détenue par une organisation partisane, et que la lettre de Hezbollah cherche à occulter le fait que ses armes et son agenda dépassent largement le cadre de la défense du territoire nationwide. Sur le plan intérieur, la polémique prend une tournure plus personnelle lorsque le journal rapporte les propos de la députée Strida Geagea, qui indique que son mari n’a pas été invité à la cérémonie de Baabda, alors que le parti affirme avoir soutenu la visite pontificale. Cette mise à l’écart est vécue comme un message politique adressé à une formation en conflit ouvert avec l’alliance menée par Hezbollah.

Dans ce paysage polarisé, certains propos économiques sont également mis en avant. Advert Diyar, 1 décembre 2025, cite ainsi Toufic Dabboussi, président de la Chambre de commerce de Tripoli, qui voit dans la visite pontificale une probability de réaffirmer l’picture d’un Liban ouvert et succesful d’attirer de nouveaux investissements, en particulier dans le tourisme religieux, les providers liés et l’emploi.

Les journaux arabes accordent enfin une place importante aux déclarations de responsables internationaux sur Gaza, qui constituent la toile de fond régionale des discours prononcés à Beyrouth. Dans Advert Diyar, 1 décembre 2025, le secrétaire général des Nations unies António Guterres est cité lorsqu’il affirme qu’il n’est «jamais acceptable, quelle que soit la circonstance, de tuer un nombre aussi élevé de civils» et de provoquer des déplacements massifs de populations, tout en entravant l’accès de l’aide humanitaire. Il voit dans le cessez-le-feu en vigueur une «lueur d’espoir» qui doit être respectée par toutes les events pour rouvrir la voie à un règlement fondé sur le droit worldwide et à une avancée irréversible vers la answer à deux États. La même web page reprend les propos du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui déclare que la Turquie déploie des «efforts intenses» pour acheminer l’aide à Gaza et affirme que son pays fait «tout ce qui est en son pouvoir» pour un cessez-le-feu sturdy et une paix juste. Ces citations, placées à côté de celles de Joseph Aoun et de Naim Kassem, rappellent que les discours libanais restent étroitement imbriqués aux affrontements régionaux aujourd’hui.

Diplomatie: recomposition des alliances régionales et pressions autour du Liban

Les journaux datés du 1 décembre 2025 mettent en lumière une scène diplomatique dominée par deux axes étroitement liés. D’un côté, la relation stratégique entre les États-Unis et l’Arabie saoudite, avec la visite du prince héritier Mohammed ben Salman à Washington et les projets d’accords militaires, nucléaires et technologiques, structurant un nouvel équilibre régional. De l’autre, les efforts multilatéraux autour de Gaza et du Liban, entre pressions de l’ONU, initiatives arabes et inquiétudes face aux scénarios d’escalade israélienne jusqu’à la frontière sud.

Al Sharq, 1 décembre 2025, rapporte que le département d’État américain confirme la nature «longue durée» des relations de défense avec Riyad et rappelle que ces liens, encadrés par un accord de «défense stratégique», s’inscrivent dans une histoire commune de plus de neuf décennies. Le journal souligne que le président Donald Trump proceed de qualifier l’Arabie saoudite de «principal allié» hors OTAN, ce qui se traduit par la fourniture d’avions de fight F-35 et par la volonté d’inscrire la coopération militaire dans un cadre plus structuré. La visite récente de Mohammed ben Salman à Washington est décrite comme «réussie selon tous les critères» par la diplomatie américaine, qui y voit un jalon supplémentaire dans la consolidation de cette alliance. Dans le même article, Al Sharq insiste sur la dimension politique de cette relation, en rappelant que la visite intervient au second où la Maison-Blanche cherche à stabiliser le entrance moyen-oriental pour concentrer son consideration sur la compétition avec la Chine et la Russie. 

Al Quds Al Arabi, 1 décembre 2025, va plus loin en proposant une lecture stratégique détaillée de cette visite. Le quotidien s’appuie sur une analyse initialement publiée par Haaretz pour décrire le déplacement du prince héritier à la Maison-Blanche comme un «événement complexe», porteur à la fois d’une «probability historique» et d’un «risque majeur» pour l’équilibre régional. L’article détaille les éléments des discussions: renforcement massif de la coopération sécuritaire, accord de principe de Donald Trump sur la vente d’avions F-35 à l’Arabie saoudite, investissements saoudiens pouvant atteindre mille milliards de {dollars} aux États-Unis, ainsi que des pourparlers avancés sur un projet de programme nucléaire civil encadré par Washington. Selon Al Quds Al Arabi, ces mesures visent à ancrer durablement Riyad dans le camp américain tout en permettant à l’Arabie saoudite de se hisser au rang d’allié stratégique central au Moyen-Orient, ce qui oblige Israël à redéfinir son rôle dans cette structure voulue par l’administration Trump. 

Le même quotidien insiste sur les ambiguïtés que cette recomposition fait peser sur Israël. Al Quds Al Arabi souligne que l’un des scénarios redoutés par les responsables israéliens serait celui d’un accord américano-saoudien largement négocié entre Washington et Riyad, dans lequel les intérêts saoudiens et américains seraient prioritaires, tandis que les effets pour Israël ne seraient définis qu’a posteriori. Dans cette hypothèse, Israël serait confronté à un fait accompli sur les volets sécuritaire, nucléaire et économique, et devrait «s’adapter rétroactivement» à une nouvelle donne régionale. Le journal explique que la query de la «qualitative navy edge» israélienne reste au cœur des débats au Congrès, certains craignant qu’un relâchement des règles de transfert d’armes sophistiquées à Riyad encourage d’autres pays du Golfe à revendiquer des programmes nucléaires civils comparables. 

Al Quds Al Arabi, 1 décembre 2025, rappelle toutefois que Riyad conditionne toujours un éventuel accord de normalisation formelle avec Israël à des «progrès tangibles» sur la query palestinienne. Le journal rapporte que, lors de la visite à Washington, Donald Trump et Mohammed ben Salman ont évoqué l’idée d’une normalisation «à grande échelle» entre le royaume et Israël, conçue comme levier pour une nouvelle structure régionale fondée sur la coopération sécuritaire et économique. Mais le texte précise que la partie saoudienne a présenté une liste de demandes, incluant des garanties de sécurité américaines, un paquet d’armements sophistiqués et l’engagement israélien en faveur d’un plan «irréversible» vers la création d’un État palestinien. Cette dimension palestinienne est décrite comme une ligne rouge politique à l’intérieur du royaume et comme un take a look at de crédibilité pour le discours américain sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. 

Parallèlement à ce jeu de puissances, la presse met en avant un activisme diplomatique multilatéral autour de la query palestinienne. Advert Diyar, 1 décembre 2025, consacre une massive place au message du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, à l’event de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien. Dans ce texte, cité par le quotidien, Guterres rappelle que le cessez-le-feu en vigueur à Gaza est intervenu après «deux années de souffrances atroces» et parle de «besoin very important» de laisser entrer suffisamment d’aide humanitaire pour sauver des vies. Il décrit un territoire ravagé où des dizaines de milliers de personnes ont été tuées, un tiers d’entre elles étant des enfants, et où la faim, la maladie et les traumatismes psychologiques se propagent au milieu des ruines de maisons, d’écoles et d’hôpitaux. Guterres en appelle à l’software pleine et entière du droit worldwide humanitaire et à une reprise réelle du processus politique afin de parvenir à une answer à deux États. 

Al Quds Al Arabi, 1 décembre 2025, rapporte les déclarations du secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, lors d’une cérémonie organisée au siège de la Ligue pour cette même journée de solidarité. Le journal cite ce dernier lorsqu’il explique que la «trigger palestinienne demeure le cœur du Moyen-Orient et la clé de sa stabilité», contre l’phantasm promue par certains selon laquelle on pourrait «oublier la Palestine en échange de la normalisation». Aboul Gheit affirme que la reconnaissance internationale de l’État de Palestine progresse, y compris de la half de pays qui avaient auparavant soutenu Israël, et il souligne que la résolution récente du Conseil de sécurité sur Gaza ne prendra sens que si Israël retire ses forces, permet la reconstruction et renonce aux plans visant à «découper la terre et à expulser le peuple». 

Le même article d’Al Quds Al Arabi donne la parole à un représentant palestinien qui appelle le monde à «punir Israël» au lieu de se contenter d’une «solidarité théorique». Selon le quotidien, il rappelle que des centaines de milliers de Palestiniens sont victimes d’une politique qualifiée de «génocide», combinant bombardements massifs, sièges prolongés et recours à la faim comme arme. Il demande que les États traduisent leur soutien verbal par des mesures concrètes, comme des sanctions, des restrictions sur les armes et un soutien renforcé aux cases judiciaires internationales saisies de la scenario à Gaza. Ces prises de place, replacées à côté des débats sur le rapprochement Washington–Riyad, traduisent un décalage croissant entre la dynamique de normalisation régionale et les attentes palestiniennes. 

Dans ce contexte, le Liban se retrouve pris au milieu de ces recompositions diplomatiques, en raison à la fois de la proximité de la guerre de Gaza et des tensions persistantes sur sa frontière sud. Al Sharq, 1 décembre 2025, fait état de «fuites diplomatiques» selon lesquelles des cercles israéliens étudient des scénarios d’élargissement de l’offensive jusqu’au fleuve Litani ou même jusqu’à l’Awali, ce qui reviendrait à découper le Sud du reste du territoire et à imposer une nouvelle réalité géographique. Le journal explique que ce projet est discuté dans le cadre de la mise en œuvre contestée de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, certains responsables israéliens souhaitant redéfinir sur le terrain les lignes de séparation entre Israël et le Liban. 

Al Sharq, 1 décembre 2025, rapporte également que ces informations ont suscité une réaction rapide au Caire. Le quotidien indique que le ministre égyptien des Affaires étrangères a décidé de se rendre à Beyrouth pour mener des consultations urgentes avec les autorités libanaises, dans le however d’empêcher un «glissement vers une confrontation générale difficile à contenir ensuite». Des sources arabes citées par le journal y voient une tentative de l’Égypte de rappeler son rôle traditionnel de médiateur régional et de prévenir tout scénario dans lequel une opération israélienne d’envergure au Liban viendrait faire exploser le entrance nord au second où Gaza reste dans un état de grande fragilité. 

Advert Diyar, 1 décembre 2025, évoque de son côté un «massive mouvement worldwide» autour du file palestinien et libanais, en observant que les chancelleries occidentales et arabes multiplient les contacts pour maintenir le cessez-le-feu à Gaza et contenir les risques d’embrasement au Liban. Le journal mentionne les efforts du Qatar, de l’Égypte et d’autres médiateurs pour stabiliser l’accord sur les échanges de prisonniers, tout en soulignant que la poursuite par l’armée israélienne de frappes et de démolitions massives à Gaza fragilise constamment les preparations négociés. Dans cette grille de lecture, le Liban est perçu comme un «théâtre latent» où chaque modification du rapport de forces à Gaza, en Cisjordanie ou dans les relations Washington–Riyad peut avoir des répercussions directes sur la stabilité de la frontière sud et sur le rôle des Casques bleus. Nahar, 1 décembre 2025, souligne que la diplomatie libanaise cherche à profiter de cette conjoncture pour rappeler aux capitales étrangères l’urgence de protéger la stabilité interne et politique, la souveraineté et l’unité du pays.

Politique internationale: recomposition des équilibres autour de Gaza et des grandes puissances

Un cessez-le-feu fragile à Gaza au cœur de la scène mondiale

Dans les pages internationales d’Al Quds Al Arabi, 1 décembre 2025, le file central reste la bande de Gaza et les suites du cessez-le-feu intervenu après des mois de guerre. Le quotidien décrit une enclave ravagée où les destructions d’infrastructures civiles, d’hôpitaux et d’écoles rendent la vie quasi not possible, malgré la baisse du niveau de violence directe. Les articles mettent en avant le décalage entre l’annonce d’une trêve et la lenteur de l’aide humanitaire, en soulignant que les convois autorisés à entrer ne suffisent pas à répondre aux besoins en nourriture, en médicaments et en abris. Les auteurs cités par Al Quds Al Arabi insistent sur la responsabilité des grandes puissances, accusées de parler de reconstruction tout en tolérant le maintien de restrictions sévères à la circulation des personnes et des biens.

Advert Diyar, 1 décembre 2025, reprend le même thème sous l’angle diplomatique. Le journal rapporte les interventions du secrétaire général des Nations unies, qui rappelle que le cessez-le-feu ne peut être une fin en soi et qu’il doit déboucher sur un processus politique crédible. Le quotidien insiste sur le fait que, selon les responsables de l’ONU cités, la poursuite des démolitions de maisons et la lenteur des autorisations de reconstruction mettent en péril la stabilité de la trêve. Nahar, 1 décembre 2025, relaye ces signaux en soulignant que la query de Gaza proceed d’alimenter des mobilisations et des débats dans les capitales européennes, où les gouvernements sont pris entre des opinions publiques choquées par l’ampleur des victimes civiles et des alliances stratégiques avec Israël qu’ils peinent à remettre en query.

Débats internes en Israël sur la guerre et ses objectifs

Al Quds Al Arabi, 1 décembre 2025, consacre une partie de ses pages politiques à la scène israélienne, en décrivant un exécutif fragilisé par les critiques sur la conduite de la guerre. Le journal rapporte que les discussions au sein de la coalition dirigée par Benjamin Netanyahou opposent ceux qui jugent que l’offensive a permis de rétablir la dissuasion à ceux qui estiment, au contraire, que l’picture d’Israël a été durablement ternie par les destructions massives à Gaza. Des sources politiques citées par le quotidien évoquent des divergences sur la stratégie à adopter vis-à-vis du Liban, certains responsables prônant une extension de l’opération au entrance nord pour affaiblir durablement Hezbollah, d’autres redoutant un engrenage incontrôlable avec de lourds coûts militaires, économiques et diplomatiques.

Al Sharq, 1 décembre 2025, met l’accent sur les relations entre Israël et les États-Unis, en rappelant que l’administration du président Donald Trump demeure un partenaire stratégique mais qu’elle cherche, selon les diplomates interrogés, à éviter une nouvelle séquence militaire d’ampleur au Liban. Le quotidien souligne ainsi les signaux envoyés depuis Washington, où certains responsables mettent en garde contre le risque de voir un conflit généralisé au nord remettre en trigger les efforts de recomposition régionale autour de la relation avec l’Arabie saoudite. Nida’ Al Watan, 1 décembre 2025, reprend ces éléments en soulignant que la rigidity au sein de la classe politique israélienne se répercute dans les calculs sécuritaires sur la frontière libanaise, même si ces analyses restent traitées à distance dans la presse libanaise.

La scène palestinienne entre reconstruction, justice et batailles d’affect

Au-delà du champ strictement militaire, Advert Diyar, 1 décembre 2025, met en avant les efforts diplomatiques palestiniens pour obtenir davantage de reconnaissance internationale. Le journal rapporte les discours de responsables de l’Autorité palestinienne qui saluent les nouvelles reconnaissances de l’État de Palestine par plusieurs pays européens et latino-américains, en soulignant que ce mouvement de fond s’est accéléré sous l’effet des photos de la guerre à Gaza. Les articles insistent sur le fait que ces avancées restent largement symboliques tant que le processus politique demeure bloqué et que les colonies en Cisjordanie continuent de s’étendre.

Al Quds Al Arabi, 1 décembre 2025, aborde la query de la justice internationale. Le quotidien détaille les procédures engagées devant la Cour pénale internationale et la Cour internationale de justice, en expliquant que des organisations palestiniennes et internationales documentent les bombardements, les sièges prolongés, ainsi que les restrictions à l’acheminement de l’aide, pour les présenter comme des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité. Des juristes interviewés soulignent que ces procédures prendront du temps mais qu’elles ont déjà un effet politique, en renforçant le débat sur la responsabilité des dirigeants israéliens et de leurs alliés. Nahar, 1 décembre 2025, relève que ces démarches divisent aussi la scène palestinienne, certains mouvements craignant que l’escalade judiciaire ne bloque à lengthy terme toute reprise de contacts politiques, d’autres estimant que l’absence totale de responsabilité rendrait tout processus de paix illusoire.

Égypte, Soudan et monde arabe: des crises interconnectées

Al Quds Al Arabi, 1 décembre 2025, élargit le regard à l’ensemble du monde arabe, en particulier à l’Égypte et au Soudan. Concernant l’Égypte, le quotidien go well with de près la vie politique au lendemain d’un processus électoral qui a reconduit le pouvoir en place dans un contexte de participation discutée. Les analyses reflètent les critiques de figures de l’opposition et d’ONG, qui dénoncent un climat de restrictions des libertés publiques et des médias. Le journal pointe aussi la pression économique à laquelle le pays est soumis, entre inflation, endettement et dépendance aux aides et investissements étrangers, tout en soulignant que Le Caire reste un acteur diplomatique central dans la gestion de la query de Gaza et dans les tentatives de médiation entre Israël et les mouvements palestiniens.

Sur le Soudan, Al Quds Al Arabi, 1 décembre 2025, décrit une scenario qualifiée de «guerre oubliée» où les combats entre forces rivales continuent de provoquer des déplacements internes massifs et une crise humanitaire majeure, mais avec une visibilité médiatique bien moindre que pour Gaza. Le quotidien donne la parole à des humanitaires qui alertent sur la famine qui menace dans plusieurs régions, tandis que les establishments internationales peinent à mobiliser des financements suffisants. Advert Diyar, 1 décembre 2025, reprend certaines de ces données en soulignant que l’instabilité soudanaise a des répercussions sur la sécurité de la mer Rouge et sur les équilibres entre puissances régionales, notamment l’Égypte, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

Nida’ Al Watan, 1 décembre 2025, s’intéresse aux recompositions internes dans plusieurs capitales arabes face à la guerre de Gaza. Le journal relève que des gouvernements qui avaient misé sur une normalisation progressive avec Israël se trouvent désormais confrontés à des opinions publiques critiques, mobilisées par les photos de destruction. Les articles notent que cette rigidity conduit certains États à temporiser sur des accords de coopération ou de normalisation, sans revenir pour autant sur les liens sécuritaires qui les lient à Tel-Aviv.

Relations États-Unis–Arabie saoudite et recomposition du Golfe

Dans Al Sharq, 1 décembre 2025, les pages internationales mettent en avant la dimension stratégique de la visite du prince héritier saoudien Mohammed ben Salman à Washington. Le journal explique que les discussions avec l’administration du président Donald Trump portent sur un ensemble d’accords couvrant la défense, l’énergie et la coopération technologique. Les articles détaillent les projets de contrats d’armement et les views d’un programme nucléaire civil saoudien encadré par des garanties américaines, et rappellent que Riyad cherche à se doter d’un socle industriel et technologique lui permettant de réduire sa dépendance aux hydrocarbures.

Al Quds Al Arabi, 1 décembre 2025, suggest une lecture plus critique de cette convergence. Le quotidien souligne que l’approfondissement du partenariat stratégique entre Washington et Riyad s’inscrit dans une compétition plus massive avec la Chine et la Russie, et qu’il s’agit pour les États-Unis de verrouiller l’ancrage saoudien dans leur camp. Le journal insiste sur les débats au Congrès américain autour de la vente d’armes sophistiquées et des garanties de sécurité offertes à un régime accusé par des ONG de violations répétées des droits humains. Nahar, 1 décembre 2025, reprend l’idée selon laquelle cette recomposition pèse sur l’ensemble de la région, y compris sur le Liban, en renforçant la centralité des équilibres entre grandes puissances et puissances du Golfe dans la gestion des crises proches, comme Gaza ou la frontière libanaise.

Amériques et Europe: signaux politiques observés depuis la région

Les pages internationales d’Al Quds Al Arabi, 1 décembre 2025, accordent aussi une consideration constante à l’Amérique latine, où plusieurs gouvernements critiquent ouvertement la politique israélienne à Gaza et appellent à des sanctions. Le journal mentionne des prises de place de dirigeants latino-américains qui dénoncent l’utilization de la power et comparent la scenario de Gaza à d’anciens épisodes de répression sur leur propre continent. Advert Diyar, 1 décembre 2025, notice que certains États d’Amérique du Sud ont rappelé leurs ambassadeurs ou réduit leur niveau de représentation diplomatique, envoyant un sign politique qui pèse dans les boards multilatéraux.

En Europe, Nahar, 1 décembre 2025, décrit un paysage fragmenté. Certains gouvernements se montrent prudents, cherchant à préserver leurs relations avec Israël tout en appelant à la safety des civils, tandis que d’autres pays adoptent une ligne plus critique et soutiennent les initiatives judiciaires contre les responsables des opérations militaires. Le quotidien rappelle que ces divergences se retrouvent au sein même des establishments européennes, où les votes sur des résolutions family à Gaza ou à la reconnaissance de l’État de Palestine révèlent des fractures entre États membres.

Nida’ Al Watan, 1 décembre 2025, s’attarde sur les débats politiques internes aux États-Unis en année préélectorale. Le journal souligne que la gestion de la guerre de Gaza et la relation avec Israël deviennent des thèmes de campagne, avec une polarisation croissante entre un camp attaché à la relation stratégique traditionnelle et un autre plus attentif aux mouvements de contestation, notamment sur les campus universitaires. Le rôle du président Donald Trump est analysé à travers ce prisme: d’un côté, la volonté de maintenir un soutien fort à Israël, de l’autre, la nécessité de gérer les critiques d’une partie de l’électorat et d’éviter une extension incontrôlée du conflit au Liban ou à d’autres fronts régionaux.

Une scène internationale perçue depuis Beyrouth à travers le prisme de la guerre et des alliances

Dans l’ensemble, la lecture que proposent les quotidiens comme Al Quds Al Arabi, Al Sharq, Advert Diyar, Nahar et Nida’ Al Watan au 1 décembre 2025 met en évidence une scène internationale structurée par la guerre de Gaza, les recompositions du partenariat États-Unis–Arabie saoudite et les crises arabes et africaines. La query palestinienne reste au centre des analyses, non seulement comme conflit territorial, mais comme prisme à travers lequel se jugent les discours sur les droits humains, la justice internationale et la crédibilité des grandes puissances. La recomposition des alliances, en particulier autour de Riyad, est perçue comme un facteur de stabilité potentielle mais aussi comme un risque de marginalisation de certains acteurs, tandis que les conflits au Soudan ou ailleurs rappellent que la région demeure traversée par des lignes de fracture multiples que la trêve à Gaza ne suffit pas à résorber. Cette grille de lecture, largement partagée par les titres arabes du jour, sert de toile de fond aux inquiétudes exprimées au Liban sur les retombées possibles de ces dynamiques sur sa propre sécurité et sa place dans le jeu régional.

Économie: signaux contrastés de reprise et blocages structurels

Les pages économiques des quotidiens datés du 1 décembre 2025 dessinent l’picture d’un Liban en reprise timide, mais encore enfermé dans des blocages politiques et structurels lourds. Advert Diyar, 1 décembre 2025, ouvre sa rubrique économie sur une étude de Fitch Options, by way of sa division Nation Danger and Trade Analysis, qui prévoit une accélération de la croissance réelle du produit intérieur brut de 3 % en 2025 à 6 % en 2026. Selon cette analyse, l’un des principaux moteurs serait l’augmentation des dépenses à l’approche des élections législatives de mai 2026, avec un effet direct sur la consommation et les providers. La même notice estime qu’un désarmement progressif des acteurs armés non étatiques au premier semestre 2026 améliorerait la notion sécuritaire, permettrait la levée des interdictions de voyage imposées par certains États du Golfe et ouvrirait la voie à des financements internationaux pour la reconstruction des zones touchées par la guerre.

Advert Diyar, 1 décembre 2025, relaie en parallèle les conclusions d’un rapport de Byblos Financial institution qui nuance ce scénario. Le doc rappelle que l’activité a rebondi en 2025 après une contraction de 7,7 % en 2024, ce que confirment la hausse de 14,6 % sur un an des arrivées by way of l’aéroport au cours des neuf premiers mois de 2025 et la stabilité de l’indice des directeurs d’achats autour de 50 factors pendant plusieurs mois. Mais la banque estime que la faiblesse persistante du secteur bancaire, incapable de retrouver son rôle d’intermédiation d’avant crise, et la dépendance aux capitaux de reconstruction limiteront la capacité du pays à transformer ces signaux en croissance sturdy. Elle juge peu possible, à court docket terme, la conclusion d’un accord au niveau des providers avec le Fonds monétaire worldwide, les principaux partis refusant d’assumer des réformes budgétaires impopulaires avant les élections, et prévoit une croissance moyenne de 3,8 % sur la période 2027–2028.

L’étude reprise par Advert Diyar, 1 décembre 2025, fait reposer une partie de la trajectoire de croissance sur un éventuel règlement de la query des armes détenues par des groupes non étatiques. Elle anticipe qu’un accord sur ce file pourrait conduire à la levée des restrictions de voyage visant les ressortissants des pays du Conseil de coopération du Golfe et déclencher un afflux de touristes à partir de la seconde moitié de 2026, avec un impression immédiat sur l’hôtellerie, la restauration et les providers connexes. Les auteurs évoquent alors un doable «increase» de l’investissement dans la development, alimenté par des financements d’infrastructures et de logements. Mais ils soulignent que cet afflux de capitaux destiné à la reconstruction risque d’accroître la dépendance aux financements extérieurs sans régler la query de la restructuration de la dette, du redressement du secteur bancaire et du partage des pertes entre l’État, les banques et les déposants.

Cette lecture macroéconomique s’articule avec les signaux venus des milieux bancaires. Al Sharq, dans son édition économique datée du 29 novembre 2025 et reprise dans le numéro du 1 décembre 2025, consacre un reportage à la conférence de l’Union des banques arabes tenue à Beyrouth sous le titre «Al istithmar fi al-i‘mar wa daw r al-masaref», l’investissement dans la reconstruction et le rôle des banques. L’événement se déroule sous le patronage du président Joseph Aoun, représenté par le ministre des Funds Yassine Jaber, qui affirme que «malgré la profondeur de la crise, le Liban ne s’est pas effondré, il est resté un pays qui travaille, résiste et cherche une nouvelle probability de redressement». Il présente la stratégie gouvernementale comme fondée sur deux piliers, la sécurité et la stabilité, et trois axes: restructuration du secteur bancaire pour restaurer la confiance, réformes financières et monétaires en partenariat avec le Fonds monétaire worldwide, et réforme de l’administration publique afin d’en faire un levier d’investissement privé.

Al Sharq, 29 novembre 2025, rapporte aussi l’intervention de Joseph Torbey, président de l’Union internationale des banquiers arabes. Il décrit un secteur libanais profondément affaibli, contraint de fermer de nombreuses agences, de réduire ses bilans et de cesser pratiquement le crédit. Selon lui, le Liban a rempli la plupart des exigences du Fonds monétaire worldwide pour la réforme financière, à l’exception de la query des dépôts. Torbey insiste sur le fait que la restitution progressive des dépôts «légitimes» aux épargnants, même sur une longue période, demeure la situation centrale de tout plan de redressement, sans laquelle la confiance ne pourra être rétablie ni l’épargne réorientée vers l’investissement productif.

Dans le même file, Al Sharq, 29 novembre 2025, met en avant le rôle des partenaires arabes. Le président de l’Union des banques arabes, Mohammed Mahmoud Al Etrebi, énumère les défis communs à la région, du ralentissement de la croissance à la montée de l’endettement et à la baisse des investissements directs étrangers, et plaide pour un renforcement du financement bancaire des projets d’infrastructure et de reconstruction dans le monde arabe. Hadi Sobra, membre de l’Union des conseils d’hommes d’affaires libano-golfiques, voit dans la tenue de la conférence à Beyrouth un sign que le pays «revient vers le giron arabe et worldwide» et que les investisseurs du Golfe restent disposés à accompagner la relance, à situation que l’État poursuive ses «pas positifs» et applique notamment la résolution 1701.

D’autres articles s’intéressent aux secteurs qui subissent directement la crise et les choix de politique publique. Advert Diyar, 1 décembre 2025, revient sur le cas des boulangeries et de leur dépendance à la main-d’œuvre syrienne. Le président du syndicat des propriétaires de fours explique que le ministère du Travail a demandé aux exploitants de recruter davantage de travailleurs libanais ou de recourir à une main-d’œuvre different venue du Bangladesh, afin de réduire la half des Syriens dans le secteur. Dans les faits, souligne-t-il, la substitution reste difficile, automobile les travailleurs syriens disposent d’une expérience et d’une capacité à supporter des circumstances de travail pénibles que l’on ne retrouve pas facilement ailleurs, surtout dans un contexte de salaires comprimés et de coûts élevés de l’énergie.

Le même article rappelle que ces tensions interviennent alors que le prix du bidon d’essence proceed à augmenter sur le marché native. Advert Diyar, 1 décembre 2025, notice que cette hausse contraste avec la relative stabilité des cours internationaux du pétrole en 2025, le baril de Brent et le brut américain évoluant autour de 60 {dollars}. L’skilled en énergie Rabih Yaghi, cité par le journal, estime que les prix des produits pétroliers au Liban devraient rester proches de leurs niveaux actuels jusqu’à la fin de l’année puis au cours du premier trimestre 2026. Ce scénario, qu’il présente comme le plus possible, offre une visibilité aux ménages et aux entreprises, mais ne règle pas la query du pouvoir d’achat, les salaires restant largement déconnectés des coûts de l’énergie et des transports.

Al Akhbar, 1 décembre 2025, ouvre enfin un chantier de réflexion structurel en consacrant un lengthy article au projet de loi sur «tanzim tijarat al-bodour wa al-shoutoul wa mawadd al-ikthar», l’organisation du commerce des semences, des vegetation et du matériel de replica végétale. Le quotidien rappelle que le texte, présenté comme un outil de modernisation et de safety de la propriété intellectuelle, reprend les normes de l’Union internationale pour la safety des obtentions végétales, connue sous le sigle UPOV, très critiquée par de nombreuses organisations paysannes. L’analyse souligne que le projet impose aux agriculteurs des procédures coûteuses d’enregistrement et de certification pour les semences utilisées à des fins commerciales, ce qui les pousse vers l’achat de semences hybrides fournies par de grandes entreprises, au détriment des semences locales dites «baladi».

Le journal détaille les risques économiques et sociaux de ce basculement. Al Akhbar, 1 décembre 2025, cite des specialists du «I’tilaf li-l-zira‘a al-bi’iyya fi Lubnan», collectif pour l’agriculture écologique, qui rappellent que les semences hybrides sont souvent peu reproductibles, voire quasi stériles après une saison, obligeant les agriculteurs à se fournir chaque année auprès des mêmes fournisseurs. Cette dépendance, associée à l’utilization intensif d’engrais et de pesticides, est perçue comme une menace pour la souveraineté alimentaire, dans un pays où les producteurs disposent d’un patrimoine de semences traditionnelles adaptées aux terroirs locaux. Le texte souligne aussi l’absence, dans le projet de loi, de garanties claires pour protéger ces semences de la contamination génétique ou de l’appropriation par des brevets.

Al Akhbar, 1 décembre 2025, donne enfin la parole à des agriculteurs de la Békaa, comme Ahmad Ghanem, qui annoncent la préparation d’une lettre de contestation adressée au ministre de l’Agriculture. Ils affirment refuser que la loi «leur impose des semences étrangères qui n’ont rien à voir avec Bilad al-Cham» et dénoncent une forme de «colonisation alimentaire». Pour eux, le texte proposé ne protège ni les droits des paysans, ni les communautés rurales, ni l’environnement, puisqu’il ne prévoit pas de mécanismes clairs pour garantir l’accès équitable aux ressources génétiques. En reliant ce débat aux conséquences de la crise financière sur les exploitations agricoles, le quotidien suggère que l’avenir économique du pays se joue aussi sur ces dossiers methods, décisifs pour la sécurité alimentaire et la capacité de manufacturing nationale.

Justice: affaires judiciaires au Liban et batailles pour la responsabilité

Condamnation d’un réseau d’exploitation sexuelle de Syriennes

Al Sharq, 1 décembre 2025, met en avant une décision lourde de la Cour de justice criminelle du Liban Nord, présidée par le juge Dayane Chibli avec les assesseurs Ahmad Mahmoud et Latif Nasr. La cour a prononcé une série de peines contre un groupe de personnes impliquées dans l’exploitation sexuelle de jeunes femmes syriennes, acheminées illégalement depuis la Syrie vers le Liban. Selon le quotidien, les accusés profitaient des circumstances de vie précaires de ces femmes en leur promettant des emplois dans des cafés et des établissements de nuit avant de les livrer à des réseaux de prostitution.

Le jugement décrit un système structuré de traite: les victimes étaient retenues dans des lieux de détention, battues et menacées pour les contraindre à travailler dans la prostitution, tandis que les trafiquants recrutaient d’autres jeunes femmes contre rémunération, en organisant leur passage clandestin entre la Syrie et le Liban. Les peines prononcées vont de trois à quinze ans de réclusion, ce qui traduit la gravité accordée par la cour à ces faits d’exploitation sexuelle et de traite transfrontalière.

Al Sharq souligne que cette affaire rappelle d’autres dossiers de réseaux exploitant la vulnérabilité des réfugiées syriennes, et s’inscrit dans un contexte où les organisations de défense des droits humains alertent depuis des années sur les risques de travail forcé et d’exploitation sexuelle en milieu urbain et périurbain. Le journal insiste sur l’utilization de la qualification d’«exploitation sexuelle» et de «trafic» plutôt que de simples infractions à la morale, ce qui renforce la dimension de crime organisé et de violation systémique des droits des victimes.

Mervé du port de Beyrouth et appel à des enquêtes sur le travail illégal

Dans le même numéro, Al Sharq consacre une massive place aux dénonciations formulées par le comité fondateur du syndicat des chauffeurs des ports du Liban, affilié à l’Union nationale des syndicats des ouvriers et employés. Dans un communiqué adressé à plusieurs ministères – Intérieur, Travail, Travaux publics et Transports, Funds, Économie et Commerce – ainsi qu’aux providers de sécurité et aux organismes de contrôle, ce comité décrit le port de Beyrouth comme une «zone de non-droit» où se multiplient les pratiques illégales.

Les représentants syndicaux affirment que des chauffeurs libanais sont depuis des années victimes de «pratiques illégales» de la half de certains propriétaires de camions et de «events influentes» opérant à l’intérieur du port, au level que ce dernier se serait transformé en «espace où les lois sont violées», qu’il s’agisse du droit du travail ou des règles de sécurité professionnelle et publique. Le communiqué dénonce notamment le recours massif à une main-d’œuvre étrangère non déclarée, ce qui pèse sur l’emploi native et prive l’État de recettes fiscales et sociales.

Le syndicat formule une série de revendications à caractère quasi contentieux. Il demande l’ouverture immédiate d’une enquête complète sur les violations liées à l’embauche illégale de travailleurs étrangers dans le port de Beyrouth et les autres installations portuaires, le renforcement du contrôle officiel sur les mouvements de camions et de travailleurs, ainsi que la poursuite de tous les responsables du recours systématique à la main-d’œuvre non libanaise en dehors des cadres légaux ou impliqués dans des opérations d’évasion fiscale.

Al Sharq rapporte que les chauffeurs affirment «élever la voix» pour défendre leur droit au travail dans leur propre port «sans injustice ni concurrence illégale», et annoncent leur intention de recourir à tous les moyens «légaux et démocratiques» pour obtenir la mise en ordre de ce secteur. Le file met en lumière un sort de conflit où la frontière entre trigger sociale et enjeu judiciaire est ténue, le syndicat appelant explicitement le parquet et les autorités de contrôle à intervenir.

Débats sur la responsabilité des banques et du gouverneur dans la crise

La dimension judiciaire de la crise financière libanaise se retrouve dans plusieurs articles consacrés à l’ancien gouverneur de la Banque du Liban, Riyad Salameh. Dans un lengthy papier analytique, Al Akhbar, 1 décembre 2025, rappelle que l’ancien gouverneur proceed de se défendre contre les accusations portant sur sa responsabilité dans l’effondrement du système bancaire et la disparition d’une partie des dépôts, en affirmant que la banque centrale n’a fait qu’appliquer des décisions politiques et qu’elle ne peut être tenue seule pour responsable.

Al Sharq revient pour sa half sur les déclarations de Salameh lors d’une interview télévisée, où il affirme avoir été l’objet d’une «campagne de diabolisation» orchestrée depuis 2015, basée selon lui sur un rapport falsifié qui aurait servi à alimenter l’accusation selon laquelle la Banque du Liban aurait volé l’argent des déposants. Il indique qu’il a été visé par trois mandats d’arrêt, qu’il qualifie de période de «treize mois de ténèbres», et guarantee qu’il n’a comparu devant les juges que durant deux heures, avant d’être incarcéré puis libéré.

Dans une autre partie de cette couverture, Al Sharq rapporte que l’ancien gouverneur soutient avoir possédé, avant sa nomination, un patrimoine personnel essential, évalué à plusieurs dizaines de tens of millions de {dollars} entre liquidités et biens immobiliers, ce qui, selon lui, contredit l’picture d’un enrichissement illicite aux dépens de la banque centrale. Le quotidien, qui accueille aussi une analyse signée Ibrahim Al Arab, insiste cependant sur le fait que réduire l’effondrement à la seule determine de Salameh revient à dépolitiser une crise structurelle, rappelant que les décisions qui ont conduit à l’endettement massif de l’État et au gonflement des bilans bancaires relevaient des gouvernements successifs et de l’structure institutionnelle globale.

L’auteur estime qu’«une véritable justice» dans ce file exige une approche globale qui «juge les autorités qui ont pris les grandes décisions» et non une easy narration qui blanchit la «monde politique» pour concentrer toute la responsabilité sur un seul fonctionnaire. Cette réflexion rejoint, sur un registre plus ethical, la tribune publiée par Al Sharq et signée par le juge Jamal Al Helou, qui s’adresse directement aux responsables bancaires. Dans ce texte, le magistrat décrit l’argent des déposants comme le fruit de «la sueur des fronts et des nuits de veille» et s’interroge sur la capacité de certains dirigeants à garder ces fonds «prisonniers» dans des bilans fermés, sans «éprouver de honte» ni remords.

Le juge y met en scène un dialogue implicite avec les élites dirigeantes, questionnant la compatibilité entre leurs pratiques et «les mines de justice» auxquelles ils sont supposés se référer. Il reproche à une partie de la classe politique et financière d’avoir transformé les décisions de justice en simples «décorations» sans effet, et appelle à rompre avec un modèle où les déposants restent otages d’preparations entre banques et responsables publics.

Justice internationale et accusation de crimes à Gaza

Au-delà du cadre libanais, plusieurs journaux relaient des évolutions majeures des procédures internationales liées à la guerre à Gaza. Al Quds Al Arabi, 1 décembre 2025, présente une notice de l’organisation canadienne «Defenders of Simply Peace», qui dresse un panorama des «voies juridiques internationales» activées autour d’accusations de génocide depuis octobre 2023. L’étude décrit l’évolution accélérée du file de la Cour pénale internationale sur la «scenario en Palestine», depuis l’ouverture de l’enquête en 2021 jusqu’aux saisines déposées en novembre 2023 par l’Afrique du Sud, le Bangladesh, la Bolivie, les Comores et Djibouti, rejointes ensuite par le Chili et le Mexique en janvier 2024.

Al Quds Al Arabi indique que les demandes du procureur visant à obtenir des mandats d’arrêt ont abouti, en novembre 2024, à la décision de la chambre préliminaire émettant des mandats contre le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, le ministre de la Défense Yoav Gallant et des dirigeants du Hamas, pour des crimes commis dans la bande de Gaza et d’autres territoires occupés. Parallèlement, le quotidien détaille trois affaires devant la Cour internationale de Justice, dont la plus emblématique est la requête de l’Afrique du Sud contre Israël pour violation de la Conference sur le génocide, introduite en décembre 2023 et accompagnée de mesures conservatoires adoptées début 2024.

L’article souligne l’élargissement du cercle des États qui ont déposé des déclarations d’intervention aux côtés de Pretoria, plus de trente pays ayant pris place entre avril 2024 et octobre 2025, dont la Palestine. Al Quds Al Arabi rappelle aussi la procédure engagée par le Nicaragua contre l’Allemagne au motif de son soutien militaire à Israël, ainsi que la demande d’avis consultatif introduite auprès de la Cour internationale de Justice concernant les obligations d’Israël vis-à-vis de la présence d’organisations internationales dans les territoires occupés.

Advert Diyar, 1 décembre 2025, reprend pour sa half les déclarations du secrétaire général de l’ONU António Guterres, qui juge «inacceptable en toute circonstance» le nombre de civils tués, les déplacements forcés et les entraves à l’aide humanitaire à Gaza. Il appelle à restaurer le droit worldwide en mettant fin à «l’occupation illégale du territoire palestinien», rappelant que cette illégalité a été affirmée par la Cour internationale de Justice et l’Assemblée générale des Nations unies, et en demandant des progrès irréversibles vers une answer à deux États.

Manifestations mondiales et soutien aux recours judiciaires contre Israël

Les mêmes dynamiques judiciaires internationales alimentent des mobilisations dans de nombreuses capitales. Al Quds Al Arabi décrit des manifestations de solidarité avec la Palestine organisées en Europe, en Amérique du Nord, en Turquie et en Amérique du Sud, où les individuals appellent à «stopper le génocide à Gaza», à lever le blocus et à imposer des sanctions effectives contre Israël.

À Genève et dans d’autres villes, les manifestants réclament explicitement l’arrêt des exportations d’armes vers Israël et le soutien aux affaires en cours devant la Cour pénale internationale et la Cour internationale de Justice. Dans plusieurs pays européens, des organisations de la société civile publient des communiqués dénonçant un système combinant occupation, colonisation, apartheid et «nettoyage ethnique» depuis des décennies, et demandent aux gouvernements de rompre les relations diplomatiques, économiques, culturelles et académiques avec Israël tout en soutenant les démarches judiciaires internationales.

Al Quds Al Arabi notice que ces manifestations prennent en 2025 une tonalité plus dure et plus massive que les années précédentes, en raison de la «disaster humanitaire» persistante à Gaza et des violations continues du cessez-le-feu documentées par les autorités locales. En effet, un rapport du bureau d’info du gouvernement de Gaza, cité par le même quotidien, fait état de 591 violations de l’accord de trêve en cinquante jours, incluant des frappes aériennes, des bombardements d’artillerie, des incursions terrestres et des arrestations, qui ont fait 357 morts et 903 blessés, en grande partie des enfants, des femmes et des personnes âgées.

Autres fronts judiciaires: abus, détentions arbitraires et corruption à l’étranger

Les pages internationales comportent enfin plusieurs dossiers judiciaires situés en dehors de la région. Al Sharq relaie un rapport de Human Rights Watch sur le Yémen, qui accuse les forces houthis d’avoir récemment mené l’une des plus vastes campagnes d’arrestations politiques dans la province de Dhamar, avec au moins 70 personnes arrêtées en un seul jour, pour la plupart liées au parti Al Islah. L’organisation décrit des détentions menées sans mandat légal, des disparitions forcées et le recours à la torture pour arracher des aveux, en rappelant que le droit yéménite invalide toute déclaration obtenue sous la contrainte.

Al Quds Al Arabi consacre par ailleurs un article détaillé à une vaste affaire de corruption aux Philippines, où des dizaines de responsables et de parlementaires sont accusés d’avoir détourné des tens of millions de {dollars} de fonds publics liés à des projets supposés de lutte contre les inondations. Le journal décrit des manifestations massives à Manille, au cours desquelles des milliers de personnes demandent l’incarcération des responsables impliqués, y compris des proches du président Ferdinand Marcos.

Les manifestants, rassemblés devant le palais présidentiel et dans d’autres factors de la capitale, dénoncent la répétition d’une histoire de scandales liés aux deniers publics, où les responsables de haut niveau échappent en général à de longues peines de jail. Ils brandissent des pancartes assimilant les dirigeants accusés de corruption à des «crocodiles à deux têtes» et réclament leur incarcération immédiate.

À travers ces dossiers, les journaux comme Al Sharq, Al Quds Al Arabi, Advert Diyar et Al Akhbar dressent, en ce 1 décembre 2025, un tableau d’une justice à plusieurs vitesses. D’un côté, des réseaux criminels liés à la traite des femmes ou à la corruption locale sont poursuivis et condamnés, parfois de manière exemplaire. De l’autre, les grandes affaires systémiques – effondrement bancaire au Liban, crimes de guerre à Gaza, corruption de haut niveau à l’étranger – font l’objet de batailles prolongées, devant les tribunaux nationaux et internationaux, où la query centrale reste celle de la capacité des systèmes judiciaires à atteindre les centres réels du pouvoir et de la décision.

Société: enfants, travailleurs et mobilisations face à la crise

La presse du 1 décembre 2025 décrit une société libanaise prise entre des drames du quotidien, des tensions liées au travail et une impression de mobilisation permanente autour des causes locales et régionales. Advert Diyar, 1 décembre 2025, consacre un lengthy file à la sécurité du transport scolaire, tandis qu’un autre article discover la dépendance des boulangeries à la main-d’œuvre syrienne. Al Quds Al Arabi, 1 décembre 2025, s’attarde sur les rassemblements de solidarité avec Gaza dans le monde, qui résonnent fortement dans l’espace public libanais.

Une crise du transport scolaire qui inquiète les familles

Advert Diyar, 1 décembre 2025, ouvre sa rubrique société sur une série d’accidents impliquant des bus scolaires, en particulier dans la Békaa, qui ont provoqué la mort ou la blessure de plusieurs enfants. Le journal donne la parole à des dad and mom de Shmesthar, qui décrivent des bus aux sièges non fixés, aux fenêtres larges et ouvertes, sans aucun accompagnateur à bord pour surveiller les élèves pendant tout le trajet. L’une des mères raconte avoir demandé à ce qu’un adulte soit présent pour aider les enfants à monter et descendre, mais le chauffeur lui aurait répondu que «tous les bus de la région fonctionnent sans assistants». Advert Diyar souligne que ces témoignages font écho à un sentiment de peur généralisé dans les villages, où la easy montée dans le bus du matin est devenue une supply d’angoisse pour les familles. 

Le quotidien rappelle que les obligations sont pourtant claires. Le file cite le président de l’Observatoire libanais pour la sécurité routière, Michel Matran, qui détaille le cadre légal. Selon lui, le transport des élèves est encadré par la loi 551/96 sur les moyens de transport scolaire et par la loi 243/2012 sur la circulation, qui imposent la présence d’un accompagnateur dans chaque bus, un entretien régulier des véhicules et un ensemble de circumstances methods comme des sièges solidement fixés, des portes et fenêtres sécurisées, des extincteurs, une trousse de premiers secours et une signalisation intérieure empêchant toute distraction du conducteur. 

Advert Diyar insiste sur le fait que l’absence d’accompagnateur n’est pas une easy lacune administrative. L’article rappelle que la loi considère cette absence comme une infraction claire, qui expose le chauffeur, le propriétaire du bus et la route de l’école à des amendes, mais aussi à des poursuites civiles et pénales en cas de blessure ou de décès d’un élève. La législation impose aussi un contrat d’assurance obligatoire couvrant l’ensemble des dommages, alors que beaucoup de bus fonctionnent en réalité sans couverture lively, laissant les familles sans vraie safety juridique. 

Face à la multiplication des drames, la ministre de l’Éducation, Ramia Karami, a publié une circulaire rappelant ces obligations et interdisant tout transport d’élèves sans accompagnateur, en exigeant un suivi plus strict par les providers compétents du ministère. Advert Diyar reproduit ce texte, mais pose immédiatement la query de son software réelle. Le journal notice que des circulaires similaires ont déjà été publiées après des accidents antérieurs, sans qu’une politique de contrôle systématique soit instaurée. Il se demande si ces nouvelles directives seront, encore une fois, «une guerre sur le papier» dans un secteur laissé à la dérégulation, faute de moyens et de volonté politique. 

Le quotidien rappelle enfin quelques chiffres qui permettent de prendre la mesure du problème. Selon l’Observatoire de la sécurité routière, environ quatre-vingt-cinq enfants meurent ou sont blessés chaque année au Liban sur le chemin de l’école, en bus ou à pied, ce que le journal juge inacceptable dans un pays de cette taille. La responsabilité de la surveillance, indique Michel Matran, repose sur trois acteurs principaux: les instructions d’école, les Forces de sécurité intérieure et la police municipale. Advert Diyar estime que ces trois niveaux de contrôle ont failli simultanément, en laissant se développer un système de transport marqué par la surcharge, le manque de formation des chauffeurs, l’absence d’accompagnateurs et une tradition de la tolérance envers les infractions. 

En conclusion de son file, Advert Diyar rappelle que les prénoms des enfants victimes – Jad, Nerseen, les blessés de Zahlé – «ne sont pas des chiffres dans un registre d’accidents, mais les victimes d’un système qui a choisi d’ignorer le droit le plus élémentaire de l’enfant, celui à la sécurité». Le journal souligne que cette crise ne peut plus être traitée comme une fatalité routière, mais comme un révélateur de l’abandon des providers publics dans un pays frappé par la crise économique. 

Travailleurs syriens et dépendance de secteurs entiers

Un autre file social essential, toujours dans Advert Diyar, 1 décembre 2025, porte sur la main-d’œuvre syrienne dans le secteur des boulangeries. Le président du syndicat des propriétaires de boulangeries, Antoine Seif, explique que les fours libanais reposent de manière «essentielle» sur les travailleurs syriens pour la manufacturing du ache et des man’ouchés. Il rappelle que ce travail exige de supporter des températures qui peuvent atteindre quarante-cinq degrés, des horaires de nuit et une activité proceed sept jours sur sept, ce que peu de travailleurs libanais acceptent dans les circumstances actuelles de salaires. 

Selon cet entretien, publié par Advert Diyar, la crise ne tient pas seulement à la disponibilité de cette main-d’œuvre, mais à la régularisation de son statut. Antoine Seif distingue deux catégories de travailleurs: ceux entrés légalement au Liban mais dont les papiers n’ont pas été renouvelés, qui devraient pouvoir régulariser leur scenario auprès du ministère du Travail et de la Sûreté générale, et ceux entrés de manière irrégulière au cours des douze dernières années, employés dans des fours et d’autres secteurs. Pour ces derniers, des discussions ont été engagées avec le directeur général de la Sûreté générale pour mettre en place un mécanisme spécifique aux boulangeries, fondé sur des listes nominatives d’employés permettant l’examen de chaque cas et, le cas échéant, une sortie et un retour au pays sous le parrainage de l’entreprise qui les emploie. 

Advert Diyar souligne que le ministère du Travail, dirigé par Mohammad Haidar, demande aux boulangeries d’embaucher davantage de Libanais et d’avoir recours, le cas échéant, à une main-d’œuvre different venue du Bangladesh pour réduire la dépendance aux Syriens. Mais Antoine Seif insiste, dans le même article, sur le fait qu’il est aujourd’hui not possible de se passer complètement de ces travailleurs, compte tenu de leur expérience, de leur disponibilité et des contraintes du métier. Il avertit que, si les Syriens quittaient massivement les boulangeries sans answer de remplacement, le secteur entrerait en crise et l’approvisionnement en ache serait menacé. 

Le syndicaliste affirme néanmoins que tous les interlocuteurs institutionnels se montrent coopératifs. Il cite le ministre du Travail, qui se dit soucieux des droits des salariés du secteur tout en insistant sur l’software de la loi, et le ministre de l’Économie, Amer Bassat, qui a accompagné la délégation des boulangers lors d’une visite au ministère du Travail pour discuter des options possibles. Seif conclut que la query dépasse le seul secteur de la boulangerie et touche à «la scenario générale des Syriens» au Liban, en rappelant que la main-d’œuvre syrienne est présente, de manière régularisée ou non, dans pratiquement tous les secteurs économiques. 

Pour Advert Diyar, ce débat illustre la rigidity permanente entre l’exigence de respecter la légalité et la réalité d’un marché du travail profondément transformé par l’arrivée de centaines de milliers de réfugiés depuis plus d’une décennie. Le journal souligne que la crise économique frappe aussi les Syriens, qui occupent des emplois souvent pénibles et mal payés, tandis que la société libanaise débat de la place qu’ils doivent continuer à occuper dans l’économie du pays.

Providers publics sous pression et parenthèse lumineuse

Au-delà de ces deux dossiers, la vie quotidienne reste marquée par la fragilité des providers publics. Dans un communiqué reproduit par Advert Diyar, 1 décembre 2025, Électricité du Liban annonce qu’elle va reconnecter la plupart des unités de manufacturing disponibles au réseau, afin de porter la capacité de manufacturing à environ neuf cents mégawatts pendant trois jours, à l’event de la visite du pape. L’entreprise explique vouloir améliorer la stabilité de la distribution et garantir un niveau d’alimentation exceptionnel durant ce second jugé historique, tout en affirmant que les citoyens en profiteront aussi dans les différentes régions. 

Advert Diyar laisse entendre que cet effort, salué par une partie du public, révèle aussi la marge de manœuvre dont dispose encore l’entreprise publique lorsque la décision politique existe. La possibilité d’augmenter temporairement la manufacturing pour un événement souligne, en creux, les limites d’une alimentation ordinaire souvent réduite à quelques heures par jour dans de nombreux quartiers. Là encore, la presse suggère que les inégalités d’accès aux providers de base sont devenues l’un des marqueurs centraux de la crise sociale au Liban.

Mobilisations de solidarité et société civile mondiale

Si la rubrique société est fortement centrée sur le Liban, la couverture d’Al Quds Al Arabi, 1 décembre 2025, montre que les questions sociales traversent aussi les frontières, à travers les mobilisations de solidarité avec Gaza. Le quotidien consacre plusieurs pages aux marches organisées dans des dizaines de villes à l’event de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien. Il rappelle que des rassemblements ont eu lieu à Londres, où des milliers de personnes ont défilé avec des drapeaux palestiniens pour demander la fin de la guerre et l’arrêt des exportations d’armes vers Israël, ainsi qu’à San Francisco et Oakland, où les manifestants ont dénoncé l’utilisation du port et de l’aéroport comme factors de transit pour des cargaisons militaires. 

Al Quds Al Arabi décrit également des manifestations à Madrid, Barcelone et dans une quarantaine de villes espagnoles, où les individuals ont brandi des pancartes appelant à «arrêter le génocide» et à imposer un embargo whole sur les ventes d’armes. Le journal rapporte qu’en Autriche, en Grèce et en Italie, les cortèges ont réuni des centaines ou des milliers de personnes, parfois sous la conduite de figures très visibles comme l’activiste Greta Thunberg ou la rapporteuse spéciale de l’ONU Francesca Albanese, qui a dénoncé une «éventuelle poursuite du bloodbath par le silence imposé à la vérité». 

Le quotidien souligne que ces mobilisations ne sont pas limitées à l’Europe et à l’Amérique du Nord. À São Paulo, au Brésil, une grande marche a eu lieu sur l’Avenida Paulista dans le cadre de cette même journée de solidarité, à l’initiative d’organisations de défense des droits et de groupes de soutien, avec la participation de militants brésiliens et arabes. Un militant, Tiago Avila, appelle dans un message enregistré à une «sortie huge dans les rues pour affronter l’extermination à Gaza». Des événements symboliques ont aussi été organisés à Dublin, où des manifestants ont brandi le portrait d’un Palestinien tué, et au Sénégal, où le Carnaval de Dakar a vu défiler un touriste espagnol portant le drapeau palestinien et un tee-shirt sur lequel on pouvait lire «Palestine libre». 

Pour Al Quds Al Arabi, ces scènes traduisent l’émergence d’une société civile mondiale qui se saisit de la query palestinienne comme d’un enjeu central de justice et de dignité. Le journal souligne que ce mouvement dépasse les clivages partisans traditionnels et associe des syndicats, des ONG, des collectifs étudiants, des minorités et des militants climatiques. Il notice que les slogans mêlent souvent la dénonciation de la guerre à des revendications plus larges sur la lutte contre le racisme, la défense des migrants ou la critique de la militarisation des économies occidentales. 

En retraçant ces mobilisations, la presse rappelle que les questions sociales ne sont plus confinées dans les frontières nationales. Elles se déploient dans un espace public international où les photos de Gaza, les accidents de bus dans la Békaa ou la réalité des travailleurs syriens des boulangeries libanaises sont perçues comme des facettes d’un même paysage de vulnérabilité et de résistances, que les journaux du 1 décembre 2025 s’efforcent de documenter.

– Commercial –



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