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Le Parlement libanais a adopté ce lundi 9 mars 2026, par 76 voix pour, 41 contre et 4 abstentions, le prolongement de son mandat de deux années supplémentaires en invoquant les circumstances exceptionnelles créées par la guerre avec Israël. Immédiatement après le vote, les principaux leaders des partis chrétiens ont haussé le ton dans un entrance commun inédit : Jibran Bassil pour le Courant patriotique libre, Samir Geagea pour les Forces libanaises et Samy Gemayel pour les Kataëb ont dénoncé une décision qui, selon eux, franchit les limites constitutionnelles et transforme la tragédie nationale en opportunité personnelle pour certains députés. « Le prolongement a dépassé le stade des circonstances exceptionnelles pour devenir une durée longue et injustifiée », a martelé Jibran Bassil devant les caméras, tandis que Samir Geagea proposait un report limité à six mois et accusait « certains de profiter de la guerre pour se maintenir au pouvoir ».
Cette réaction concertée des principales formations chrétiennes intervient au huitième jour d’une escalade militaire qui a débuté le 2 mars dernier avec des tirs de roquettes du Hezbollah vers le nord d’Israël, en riposte à l’assassinat du Information suprême iranien Ali Khamenei. Les frappes israéliennes qui ont suivi sur le Liban-Sud, la Bekaa et les faubourgs sud de Beyrouth ont rendu, selon la majorité parlementaire, toute organisation d’élections législatives inconceivable dans des circumstances sécuritaires minimales. Le gouvernement de Nawaf Salam avait donc soumis un texte reportant le scrutin initialement prévu en mai 2026, arguant de l’impossibilité matérielle pour les 144 000 Libanais inscrits à l’étranger comme pour ceux restés sur le territoire.
Les trois responsables pointés du doigt par Jibran Bassil
Dans une intervention détaillée depuis l’hémicycle, le chef du Courant patriotique libre a d’abord identifié les origines de la crise actuelle. « Nous sommes dans ce pétrin à trigger des agressions israéliennes, mais aussi parce que le Hezbollah a agi unilatéralement en marge de l’État, et enfin parce que le gouvernement porte une responsabilité directe », a-t-il affirmé. Il a reproché deux manquements majeurs à l’exécutif : l’absence de stratégie de défense nationale promise dans la déclaration ministérielle, malgré les demandes répétées du CPL, et l’incapacité à organiser les élections dans les délais, notamment pour la diaspora.
Jibran Bassil a rappelé sa proposition concrète : un prolongement de quatre mois, renouvelable une fois selon l’évolution de la state of affairs, pour un most d’une année. « Nous avons proposé cela pour rester proportionnés aux circonstances exceptionnelles », a-t-il expliqué, avant de s’appuyer sur la jurisprudence du Conseil constitutionnel de 2014 qui avait invalidé un précédent report en exigeant une durée strictement liée aux motifs invoqués. « Une prolongation longue ne peut être justifiée ni par des données actuelles ni par des hypothèses futures », a-t-il insisté.
Samir Geagea et les Forces libanaises : six mois most et accusation d’instrumentalisation
Samir Geagea, chief des Forces libanaises, a immédiatement emboîté le pas depuis son fief de Maarab. « Deux ans, c’est excessif et dangereux pour la démocratie », a-t-il déclaré dans un communiqué diffusé dans l’heure suivant le vote. Il a proposé un report strictement limité à six mois, renouvelable uniquement sur décision motivée du Parlement et après session du président de la République. « Certains profitent de la guerre pour se prolonger eux-mêmes au lieu de chercher des options pour préserver les establishments », a-t-il ajouté, reprenant presque mot pour mot les accusations de mauvaise foi lancées par Jibran Bassil.
Le chef des Forces libanaises a particulièrement insisté sur le risque de fracture confessionnelle. « Le mandat actuel a déjà été prolongé une fois en 2022 dans des circumstances similaires ; aujourd’hui, porter le complete à six années pleines revient à priver le peuple de sa souveraineté », a-t-il averti. Il a appelé à un vote nominal pour que chaque député assume publiquement sa place, une demande que Jibran Bassil avait déjà formulée sans succès.
Samy Gemayel et les Kataëb : un entrance chrétien uni contre « la pire forme de pratique démocratique »
Samy Gemayel, président des Kataëb, a rejoint le live performance de critiques en qualifiant le texte de « coup de pressure contre la Structure et contre le peuple ». Dans une déclaration depuis le siège du parti à Beyrouth, il a rappelé que les Kataëb avaient toujours combattu les prolongements successifs depuis 2013. « Nous avons mis des années à obtenir une loi électorale proportionnelle ; ce report de deux ans risque de la vider de son sens et de revenir aux pires pratiques d’avant 2018 », a-t-il déclaré. Il a annoncé que son bloc déposerait un recours devant le Conseil constitutionnel dès la promulgation du texte.
Les trois leaders chrétiens ont ainsi formé, pour la première fois depuis longtemps, un entrance uni sur un file institutionnel majeur. « C’est la pire forme de pratique démocratique quand un Parlement se prolonge lui-même », a résumé Jibran Bassil, tandis que Samir Geagea et Samy Gemayel dénonçaient une « atteinte à l’ordre public et à la bonne représentation confessionnelle ». Tous trois ont mis en garde contre les « intentions cachées » de certains députés qui, selon eux, voient dans la guerre une likelihood de conserver leur siège sans affronter les urnes.
Le vote nominal refusé et la query des Libanais de l’étranger
Les députés chrétiens ont regretté collectivement que le vote n’ait pas été effectué par appel nominal. « Nous voulions que chaque Libanais sache qui prolonge pour des raisons politiques et qui le fait pour des raisons personnelles », a expliqué Jibran Bassil. Samy Gemayel a ajouté que cette opacité « constitue une mauvaise foi envers le peuple qui a donné aux députés un mandat pour quatre ans seulement ».
Le file des 144 000 Libanais de l’étranger a été particulièrement mis en avant. « Ils s’étaient inscrits pour élire six représentants, mais le gouvernement leur a retiré ce droit sur easy avis de la Fee législative et consultative, rendant tout scrutin exposé à un recours », a rappelé Jibran Bassil. Samir Geagea a renchéri en accusant l’exécutif d’avoir « mis la diaspora devant le fait accompli ».
Le contexte de guerre et les arguments de la majorité parlementaire
Le cessez-le-feu du 27 novembre 2024, négocié sous médiation américaine et française et inspiré de la résolution 1701 de l’ONU, n’a pas mis fin aux violations. Depuis le 2 mars 2026, les frappes israéliennes se sont multipliées, rendant tout scrutin hasardeux selon la majorité. Le président de la Chambre, Nabih Berri, a défendu le texte comme « choix responsable face à l’exception ». Le Premier ministre Nawaf Salam a insisté sur l’impossibilité pratique d’organiser des élections tant que la sécurité n’est pas garantie et que la reconstruction du sud n’est pas engagée.
La majorité, composée notamment des blocs du Hezbollah, d’Amal et de plusieurs formations centristes et sunnites, argue que le report permettra au gouvernement de se concentrer sur la crise humanitaire et les négociations internationales. Le comité de suivi du cessez-le-feu, qui réunit États-Unis, France, Nations unies, Liban et Israël, poursuit ses travaux.
Les précédents historiques et la jurisprudence du Conseil constitutionnel
Le Liban a déjà connu plusieurs prolongements entre 2013 et 2018, invoquant alors la guerre en Syrie. Le Conseil constitutionnel avait invalidé en 2014 un texte jugé trop lengthy, établissant que toute extension devait être « proportionnée et temporaire ». Les leaders chrétiens se sont tous appuyés sur cette décision pour contester le nouveau report. « Le Conseil constitutionnel avait été clair : on ne peut justifier une durée longue par des hypothèses futures », a rappelé Samy Gemayel.
Les enjeux pour la représentation confessionnelle et l’équilibre politique
Les trois responsables chrétiens ont mis en garde contre une atteinte à la parité et à la bonne représentation. « Nous avons mis des années à obtenir cette loi électorale ; toute modification doit améliorer la représentation, pas la dégrader », a souligné Jibran Bassil. Samir Geagea a ajouté que le report de deux ans – soit la moitié d’un mandat – risque de déséquilibrer le pacte nationwide de 1943. Samy Gemayel a évoqué le risque de « retour aux mauvaises pratiques d’avant 2018 ».
La state of affairs institutionnelle au soir du 9 mars 2026
Le texte a été transmis à la présidence de la République pour promulgation. Un recours devant le Conseil constitutionnel est en préparation par les blocs du CPL, des Forces libanaises et des Kataëb. Le Parlement reste en session extraordinaire pour examiner les mesures d’urgence liées à la guerre, notamment le soutien aux déplacés et la reconstruction du sud.
Le président Joseph Aoun go well with le file avec consideration, soucieux de préserver l’équilibre des establishments. Le gouvernement de Nawaf Salam poursuit ses consultations avec les partenaires internationaux. La conférence de Paris du 5 mars sur le soutien à l’armée libanaise a réaffirmé la nécessité d’un retour rapide à la normalité institutionnelle dès que les circumstances de sécurité le permettront.
Le ministre de la Défense, le général Michel Ménassa, a rappelé que l’armée restait mobilisée pour sécuriser le territoire et appliquer le plan de désarmement progressif au sud du Litani. Dans les régions frontalières, les déploiements de l’armée régulière se poursuivent en coordination avec la Finul, dont le mandat a été renouvelé jusqu’à fin 2026. Des patrouilles mixtes ont été renforcées dans les villages chrétiens du sud, notamment après l’incident du 8 mars où Tsahal a éliminé une cellule du Hezbollah infiltrée dans une localité à majorité chrétienne.
Le comité de suivi du cessez-le-feu a tenu une réunion method le 8 mars au soir. Les efforts libanais de documentation des infrastructures résiduelles ont été évoqués, sans qu’un nouveau calendrier contraignant ne soit imposé. L’armée libanaise proceed de collecter des renseignements sur les axes sensibles et d’installer des factors de contrôle entre le Litani et l’Awali. Les échanges avec les partenaires internationaux portent sur un renforcement capacitaire conditionné à des résultats vérifiables sur le terrain.
Dans les localités concernées par les opérations israéliennes, la vie quotidienne reprend lentement sous haute surveillance. Les forces israéliennes maintiennent leur posture défensive, adaptant leurs dispositifs aux évolutions sécuritaires immédiates. Les patrouilles mixtes avec la Finul ont été intensifiées, et des briefings quotidiens sont organisés pour ajuster les déploiements en fonction des informations collectées. Le sud du Liban reste ainsi sous haute stress, avec des mesures adaptées en temps réel aux développements du terrain et aux informations partagées au sein du comité de suivi worldwide. Les autorités locales des villages chrétiens appellent au calme et au dialogue intercommunautaire pour éviter toute instrumentalisation politique du conflit. Des postes de contrôle supplémentaires ont été installés sur les axes principaux, et des opérations ciblées ont permis de nouvelles saisies de matériels non étatiques lors de patrouilles nocturnes. Le général Rodolphe Haykal, commandant en chef des Forces armées libanaises, a ordonné une veille renforcée dans les secteurs sensibles, insistant sur la préservation de la cohésion interne des troupes face à un environnement sécuritaire unstable. Les autorités libanaises ont signalé des progrès dans la collecte d’informations sur les infrastructures résiduelles, tout en maintenant un dialogue avec les représentants locaux des communautés concernées pour limiter les risques de tensions supplémentaires. Les forces israéliennes ont confirmé la poursuite de leurs activités de surveillance aérienne et terrestre dans le cadre de la ligne de défense avancée, avec des unités supplémentaires positionnées pour répondre à toute nouvelle tentative d’infiltration. Les photographs et vidéos diffusées le 8 mars restent accessibles sur les plateformes officielles de Tsahal, servant de référence pour les briefings internes et les échanges diplomatiques en cours. Le sud du Liban reste ainsi sous haute stress, avec des déploiements adaptés en temps réel aux évolutions du terrain et aux informations partagées au sein du comité de suivi worldwide.
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