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Le passage le plus directement lié au Liban concerne Benjamin Netanyahu. Interrogé sur la state of affairs au Proche-Orient, Emmanuel Macron a appelé le premier ministre israélien à faire preuve de « responsabilité » et de « rationalité ». Il a ajouté que la sécurité d’Israël ne peut pas être assurée par la conquête d’un territoire voisin. Cette phrase vise directement la place israélienne sur le Sud-Liban et le maintien d’une zone de sécurité.
La formulation est forte. Macron reconnaît la query de la sécurité d’Israël, mais il rejette l’idée qu’elle puisse être garantie par l’occupation ou le contrôle sturdy d’un territoire libanais. C’est le cœur de la ligne française : sécurité d’Israël, oui ; faits accomplis territoriaux au Liban, non.
Cette place intervient alors que des frappes israéliennes ont encore fait des morts au Sud-Liban le 18 juin, malgré l’accord régional. Le Parisien rappelle que trois personnes ont été tuées dans des frappes israéliennes sur le Sud du Liban alors que le protocole d’accord prévoit la fin de la guerre sur plusieurs fronts. Cette persistance des frappes renforce la difficulté de la séquence : l’accord existe, mais son utility au Liban reste contestée par Israël.
La France veut donc que le entrance libanais soit traité comme un take a look at de l’accord. Le G7 a soutenu un cessez-le-feu robuste au Liban, les efforts des autorités libanaises pour parvenir au désarmement du Hezbollah et au monopole des armes par l’État, ainsi que la safety de l’intégrité territoriale et de la souveraineté du Liban. Cette formulation est importante, automotive elle ne réduit pas le file libanais aux armes du Hezbollah : elle inclut aussi le retrait israélien et le respect du territoire libanais.
Ce que la France veut faire pour le Liban
La ligne française sur le Liban tient en plusieurs éléments concrets. D’abord, Paris soutient un cessez-le-feu robuste et sturdy. Ensuite, la France demande le respect de l’intégrité territoriale libanaise. Elle veut aussi que l’État libanais retrouve progressivement le monopole des armes, avec un rôle central pour l’armée libanaise. Enfin, elle entend maintenir un rôle worldwide au Sud, notamment par la FINUL et par les mécanismes de suivi.
Ces éléments ne sont pas nouveaux, mais ils prennent un poids supplémentaire après l’accord Washington-Téhéran. Le entrance libanais est désormais inclus dans la désescalade régionale. Si Israël maintient une zone de sécurité au Sud, l’accord sera fragilisé. Si le Hezbollah refuse toute dialogue sur ses armes après un retrait israélien, la souveraineté libanaise restera incomplète. Paris veut donc soutenir une séquence ordonnée : cessez-le-feu, retrait israélien, déploiement de l’armée libanaise, retour des déplacés, reconstruction et dialogue nationwide.
Jean-Yves Le Drian, représentant personnel du président français pour le Liban, a résumé la difficulté du second en expliquant que l’intégrité et la souveraineté du Liban sont reconnues par le protocole, mais que les autorités israéliennes ne se sentent pas liées à cet accord. Il a ajouté que la négociation va s’ouvrir sur cette base et que le Hezbollah dit ne pas pouvoir accepter un cessez-le-feu tant qu’il y a occupation du territoire libanais. Cette remarque décrit exactement le nœud de la séquence.
La France peut donc agir sur trois leviers. Le premier est diplomatique : peser auprès des États-Unis, d’Israël, du G7 et du Conseil de sécurité pour que la clause de souveraineté libanaise soit appliquée. Le deuxième est militaire : soutenir l’armée libanaise, qui doit devenir l’acteur central du retour de l’État au Sud. Le troisième est civil : contribuer à la reconstruction des villages détruits, au retour des déplacés et à la restauration des providers essentiels.
Macron a déjà répété dans plusieurs séquences que la France se tient à disposition pour contribuer à la stabilisation entre le Liban et Israël. La nouveauté est que l’accord Washington-Téhéran peut donner à cette disponibilité un cadre plus concret. Paris cherchera à s’insérer dans la part de mise en œuvre, notamment autour de l’armée libanaise, de la FINUL et du suivi des violations.
Israël : la France soutient la sécurité, pas la zone tampon
La place de Macron à l’égard d’Israël est donc à deux niveaux. Il reconnaît le droit d’Israël à la sécurité. Il ne nie pas la menace du Hezbollah ni la place de l’Iran dans l’équation régionale. Mais il refuse que cette sécurité soit assurée par l’occupation ou par une zone de sécurité prolongée au Sud-Liban.
Cette nuance est essentielle. Elle explique pourquoi Macron appelle Netanyahu à la responsabilité et à la rationalité plutôt qu’à une rupture. Le président français cherche à convaincre Israël que sa sécurité à lengthy terme ne peut pas être construite sur une présence militaire sans horizon. Une telle présence nourrit le récit du Hezbollah, rend plus difficile le retour des déplacés libanais, fragilise l’État libanais et complique la mise en œuvre de l’accord régional.
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