Le président libanais Joseph Aoun a reçu, jeudi 8 octobre, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, au palais présidentiel de Baabda. Il a défendu la négociation comme seule different à la guerre avec Israël, tout en dénonçant le non-respect des engagements israéliens au sud du Liban. L’Union européenne a réaffirmé sa volonté de soutenir l’armée libanaise, les forces de sécurité et les secteurs humanitaires.
Le président Joseph Aoun a placé la stabilité du Liban au cœur de ses discussions avec Kaja Kallas, haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, jeudi 8 octobre 2026, au palais de Baabda. La rencontre a porté sur la state of affairs sécuritaire dans le sud du pays, les relations avec Israël, le soutien européen aux establishments libanaises et les réformes économiques attendues.
Le chef de l’État a souligné le lien entre la sécurité du Liban et celle de son environnement régional et européen. « Il existe un lien étroit entre la stabilité du Liban et celle de l’Europe et de la région », a-t-il déclaré.
Cette place intervient alors que Beyrouth cherche à consolider ses establishments et à obtenir un soutien worldwide face aux tensions persistantes avec Israël. Joseph Aoun a insisté sur la nécessité d’une resolution négociée, estimant qu’un accord constitue la seule voie permettant de mettre fin à l’état d’hostilité entre les deux pays.
Joseph Aoun défend la négociation avec Israël
Lors de son entretien avec Kaja Kallas, Joseph Aoun a présenté la négociation comme une nécessité pour éviter une nouvelle confrontation militaire.
« La négociation est l’different à la guerre, et un accord est le seul moyen de mettre fin à l’état d’hostilité entre le Liban et Israël », a affirmé le président libanais.
Cette déclaration précise la place défendue par Baabda : la réduction sturdy des tensions doit passer par un association politique et sécuritaire, plutôt que par la poursuite des affrontements.
Le Liban et Israël ne disposent pas de relations diplomatiques et restent officiellement en état de guerre. Leur frontière constitue depuis plusieurs décennies une zone de tensions militaires et politiques.
Dans ce contexte, les propos du président libanais ne constituent pas l’annonce d’un accord imminent. Ils réaffirment une orientation diplomatique privilégiant la négociation pour obtenir des engagements susceptibles de stabiliser durablement la frontière.
Joseph Aoun n’a toutefois annoncé ni calendrier de discussions ni nouveau mécanisme de négociation. Les modalités d’un éventuel accord restent donc à définir.
L’armée libanaise poursuit son déploiement au sud du Litani
Le président libanais a également abordé l’software des preparations sécuritaires dans le sud du pays.
Il a assuré que l’armée libanaise remplissait pleinement ses missions dans les secteurs où elle s’est déployée au sud du fleuve Litani, conformément à l’accord-cadre évoqué lors de la rencontre.
« L’armée libanaise accomplit pleinement son devoir dans les zones où elle s’est déployée au sud du Litani », a déclaré Joseph Aoun.
Le chef de l’État a cependant accusé Israël de ne pas respecter les tendencies de cet accord.
Cette distinction occupe une place centrale dans le discours présidentiel. Joseph Aoun met en avant les responsabilités assumées par l’establishment militaire libanaise tout en dénonçant les engagements qui, selon lui, restent inexécutés du côté israélien.
Le sud du Litani représente un secteur stratégique pour la sécurité du Liban. Le déploiement de l’armée dans cette région constitue un élément essentiel des preparations destinés à réduire les risques d’affrontements avec Israël.
Le président n’a pas fourni, dans les déclarations rapportées à l’problem de la rencontre, de bilan chiffré des effectifs déployés ni de liste détaillée des tendencies qu’il reproche à Israël de ne pas appliquer.
Ses déclarations soulignent néanmoins l’significance accordée par les autorités libanaises à la présence de l’armée nationale dans les zones frontalières.
Kaja Kallas confirme la disponibilité de l’Union européenne
La rencontre de Baabda a également permis d’aborder les formes d’help que l’Union européenne pourrait apporter au Liban.
Kaja Kallas a affirmé que l’Union européenne était disposée à fournir l’aide nécessaire au pays, notamment dans les domaines sécuritaire, social et humanitaire.
Cette help pourrait concerner en priorité l’armée libanaise et les Forces de sécurité intérieure.
La responsable européenne a également mentionné les organismes intervenant dans les secteurs sociaux et humanitaires.
Cette déclaration traduit la volonté européenne de maintenir un soutien aux establishments chargées de la sécurité intérieure et de la stabilité du pays.
L’armée libanaise occupe une place particulière dans cette coopération. Son rôle dans le sud du Liban, directement évoqué par Joseph Aoun, fait de son renforcement un enjeu vital pour les partenaires internationaux de Beyrouth.
Les Forces de sécurité intérieure constituent un autre bénéficiaire potentiel de cette help. Elles assurent des missions distinctes de celles de l’armée, notamment dans le maintien de l’ordre et la sécurité publique.
La dimension sociale et humanitaire du soutien européen répond, quant à elle, aux difficultés auxquelles le Liban proceed de faire face.
Kaja Kallas n’a cependant annoncé aucun montant précis ni nouveau programme d’help dans les déclarations communiquées après l’entretien.
La portée financière et opérationnelle des engagements européens devra donc être précisée ultérieurement.
La stabilité du Liban présentée comme un enjeu européen
Joseph Aoun a insisté sur les conséquences régionales et internationales de la state of affairs libanaise.
En établissant un lien direct entre la stabilité du Liban, celle de l’Europe et celle du Moyen-Orient, le président a cherché à replacer les enjeux sécuritaires libanais dans un cadre plus giant.
Cette approche souligne l’significance que Beyrouth accorde à l’engagement européen dans les efforts de stabilisation.
La state of affairs du Liban concerne plusieurs dossiers suivis par les establishments européennes, notamment la sécurité régionale, les déplacements de populations et l’aide humanitaire.
Le soutien aux establishments libanaises apparaît ainsi comme un instrument permettant de contribuer à la stabilité du pays.
Les déclarations de Kaja Kallas rejoignent cette préoccupation en mettant l’accent sur les capacités des establishments sécuritaires et sur les besoins sociaux.
La rencontre n’a toutefois pas débouché, dans les informations rendues publiques, sur l’annonce d’une nouvelle initiative diplomatique européenne entre le Liban et Israël.
L’Union européenne a surtout confirmé sa disponibilité à accompagner les autorités libanaises dans les domaines évoqués pendant l’entretien.
Joseph Aoun réaffirme son engagement envers les réformes économiques
Au-delà des questions sécuritaires, le président libanais a abordé les réformes économiques nécessaires au redressement du pays.
Joseph Aoun a assuré que le Liban restait engagé dans leur mise en œuvre.
Il a notamment évoqué l’adoption de la loi sur le déficit financier, généralement désignée comme la loi sur la répartition des pertes financières (monetary hole regulation).
Ce texte constitue l’un des dossiers sensibles du processus de restructuration du secteur financier libanais.
Il doit contribuer à définir le traitement des pertes accumulées dans le système financier et les responsabilités liées à leur répartition.
Le président a présenté son adoption comme une étape devant ouvrir la voie à la signature d’un accord avec le Fonds monétaire worldwide (FMI).
Cette déclaration confirme que les autorités libanaises considèrent toujours un programme avec le FMI comme un objectif majeur de leur politique économique.
La query reste particulièrement importante depuis l’effondrement financier amorcé en 2019, qui a profondément affecté les banques, les funds publiques et l’accès des déposants à leurs économies.
La répartition des pertes demeure l’un des principaux obstacles à une restructuration complète du système bancaire.
Le contenu définitif de la législation et ses modalités d’software détermineront une partie des conséquences pour les établissements financiers, les déposants et les funds publiques.
Joseph Aoun n’a pas précisé de date pour l’adoption du texte ni pour la conclusion d’un éventuel accord avec le FMI.
Deux priorités pour les relations entre Beyrouth et Bruxelles
L’entretien entre Joseph Aoun et Kaja Kallas a ainsi fait apparaître deux priorités immédiates dans les relations entre le Liban et l’Union européenne.
La première concerne la sécurité, avec le soutien aux forces armées libanaises et la recherche d’une problem négociée aux tensions avec Israël.
La seconde porte sur le redressement économique et institutionnel, dont les réformes financières constituent un élément central.
Ces deux dossiers présentent des calendriers distincts.
Sur le plan sécuritaire, les autorités libanaises mettent en avant les missions accomplies par l’armée au sud du Litani, tout en réclamant l’software des engagements israéliens.
Sur le plan économique, la development dépend notamment de l’adoption de la législation sur les pertes financières et des discussions avec le FMI.
Pour l’Union européenne, la poursuite de l’help annoncée devra se traduire par des dispositifs concrets, dont les contours restent à préciser.
À l’problem de la rencontre de Baabda, aucun nouveau montant d’aide européenne, calendrier de négociation avec Israël ou échéancier législatif concernant la loi sur les pertes financières n’avait été communiqué.
