• Latest
Antoun Sehnaoui, le don qui choque Beyrouth | L’Actualité du Liban

Antoun Sehnaoui, le don qui choque Beyrouth | L’Actualité du Liban

April 16, 2026
Nuwan Thushara withdraws petition

Nuwan Thushara withdraws petition

April 23, 2026
NYC progressive Jewish group picks rabbi to replace leader who joined Mamdani administration

NYC progressive Jewish group picks rabbi to replace leader who joined Mamdani administration

April 23, 2026
Navy chief is leaving, in latest departure of a defense

Navy chief is leaving, in latest departure of a defense

April 23, 2026
Around two thousand people, Olim attend OU Jerusalem Independence Day event

Around two thousand people, Olim attend OU Jerusalem Independence Day event

April 23, 2026

Man City topple Arsenal at Premier League summit with nervy win at Burnley | Football News

April 23, 2026
Vivian Balakrishan: Singapore will not be used in war between superpowers

Vivian Balakrishan: Singapore will not be used in war between superpowers

April 23, 2026
(LEAD) Trump has not set deadline to receive ‘unified’ proposal from Iran: White House

(LEAD) Trump has not set deadline to receive ‘unified’ proposal from Iran: White House

April 23, 2026
Govt urges mental readiness for 2026 hajj pilgrims

Govt urges mental readiness for 2026 hajj pilgrims

April 23, 2026
Wolvaardt ton sets up crushing series win for South Africa

Wolvaardt ton sets up crushing series win for South Africa

April 23, 2026
A Catch-22 situation in Karnataka

A Catch-22 situation in Karnataka

April 23, 2026
Allahabad HC flags shortage of ventilators in UP hospitals

Allahabad HC flags shortage of ventilators in UP hospitals

April 23, 2026
Mullah Mutasim’s arrest exposes Afghan Taliban’s internal power struggle

Mullah Mutasim’s arrest exposes Afghan Taliban’s internal power struggle

April 23, 2026
Thursday, April 23, 2026
  • About us
  • Advertise with us
  • Submit Articles
  • Privacy Policy
  • Contact us
Asia Today
No Result
View All Result
Subscribe
  • Login
  • Eastern Asia
    • China
    • Japan
    • Mongolia
    • North Korea
    • South Korea
  • South-eastern Asia
    • Brunei
    • Cambodia
    • Indonesia
    • Laos
    • Malaysia
    • Myanmar
    • Philippines
    • Singapore
    • Thailand
    • Timor Leste
    • Vietnam
  • Southern Asia
    • Afghanistan
    • Bangladesh
    • Bhutan
    • India
    • Iran
    • Maldives
    • Nepal
    • Pakistan
    • Sri Lanka
  • Central Asia
    • Kazakhstan
    • Kyrgyzstan
    • Tajikistan
    • Turkmenistan
    • Uzbekistan
  • Western Asia
    • Armenia
    • Azerbaijan
    • Bahrain
    • Cyprus
    • Georgia
    • Iraq
    • Israel
    • Jordan
    • Kuwait
    • Lebanon
    • Oman
    • Qatar
    • Saudi Arabia
    • State of Palestine
    • Syria
    • Turkey
    • United Arab Emirates
    • Yemen
  • More News
    • Opinion
    • Politics
    • Business
    • Entertainment
    • Fashion
    • Food
    • Health
    • Lifestyle
    • Science
    • Tech
    • Sports
  • Eastern Asia
    • China
    • Japan
    • Mongolia
    • North Korea
    • South Korea
  • South-eastern Asia
    • Brunei
    • Cambodia
    • Indonesia
    • Laos
    • Malaysia
    • Myanmar
    • Philippines
    • Singapore
    • Thailand
    • Timor Leste
    • Vietnam
  • Southern Asia
    • Afghanistan
    • Bangladesh
    • Bhutan
    • India
    • Iran
    • Maldives
    • Nepal
    • Pakistan
    • Sri Lanka
  • Central Asia
    • Kazakhstan
    • Kyrgyzstan
    • Tajikistan
    • Turkmenistan
    • Uzbekistan
  • Western Asia
    • Armenia
    • Azerbaijan
    • Bahrain
    • Cyprus
    • Georgia
    • Iraq
    • Israel
    • Jordan
    • Kuwait
    • Lebanon
    • Oman
    • Qatar
    • Saudi Arabia
    • State of Palestine
    • Syria
    • Turkey
    • United Arab Emirates
    • Yemen
  • More News
    • Opinion
    • Politics
    • Business
    • Entertainment
    • Fashion
    • Food
    • Health
    • Lifestyle
    • Science
    • Tech
    • Sports
No Result
View All Result
Morning News
No Result
View All Result
Home Western Asia Lebanon

Antoun Sehnaoui, le don qui choque Beyrouth | L’Actualité du Liban

by Asia Today Team
April 16, 2026
in Lebanon
Reading Time: 12 mins read
21 1
A A
0
Antoun Sehnaoui, le don qui choque Beyrouth | L’Actualité du Liban
25
SHARES
311
VIEWS
Share on FacebookShare on Twitter

READ ALSO

le bilan grimpe malgré le cessez-le-feu

l’alerte de Nawaf Salam à Paris


– Commercial –

La controverse n’est pas née d’une rumeur, mais d’une scène publique soigneusement assumée. Mardi 14 avril, Antoun Sehnaoui a lui-même annoncé qu’il avait assisté à Washington, avec Morgan Ortagus, à la cérémonie des Days of Remembrance du United States Holocaust Memorial Museum, où leur inscription sur le Donors Wall a été dévoilée. Dans l’absolu, le fait pourrait relever du mécénat mémoriel classique. Au Liban, il a été reçu tout autrement. Parce que Sehnaoui n’est pas un bienfaiteur anonyme, mais l’une des figures les plus connues du secteur bancaire depuis l’effondrement de 2019. Parce que Morgan Ortagus n’est pas une invitée neutre, mais une responsable américaine identifiée à une ligne dure contre le Hezbollah et très favorable à Israël. Et parce que la scène intervient alors qu’Israël proceed de bombarder quotidiennement le Liban, tandis que Washington pousse des négociations directes entre responsables libanais et israéliens. Sur les réseaux sociaux comme dans une partie du débat public, ce don n’a donc pas été lu comme un easy geste de mémoire, mais comme le symbole d’un deux poids deux mesures devenu intolerable pour beaucoup de Libanais. 

Un geste public, dans un second politiquement inflammable

Le premier level à rappeler est easy. Le musée concerné est un mémorial américain consacré à la Shoah, non une establishment de l’État d’Israël. Juridiquement et factuellement, cette distinction compte. Elle évite les amalgames faciles. Mais elle n’a pas empêché la polémique, automotive celle-ci ne porte pas seulement sur la nature de l’establishment bénéficiaire. Elle porte sur le second choisi, sur l’identité des protagonistes et sur la cost symbolique de la scène. Le musée indique que l’inscription sur son Donors Wall correspond à des dons d’au moins 50 000 {dollars}. De son côté, Sehnaoui a revendiqué le geste en expliquant qu’il soutenait le travail de l’establishment. Une supply médiatique a relevé en outre qu’il s’agissait de la première apparition d’un nom libanais sur ce mur des donateurs. Dans un pays où chaque signe public est réinterprété à travers la guerre, l’argent et les loyautés internationales, ces détails suffisent à transformer une donation en affaire politique.

Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est aussi le télescopage avec l’actualité régionale. Le même jour, à Washington, des représentants libanais et israéliens tenaient des discussions directes inédites depuis des décennies, sous pression américaine, alors qu’Israël poursuivait son offensive au Liban. Reuters a rapporté mercredi que la guerre avait déjà fait plus de 2 000 morts et 1,2 million de déplacés au Liban, selon les autorités libanaises. AP décrivait, au même second, de nouvelles frappes israéliennes sur le sud du pays, y compris autour de Tyr, au lendemain même de ces discussions. Dans ce contexte, une partie de l’opinion libanaise a vu dans la séquence Sehnaoui-Ortagus non pas une parenthèse philanthropique, mais l’picture d’une proximité jugée déplacée avec des cercles américains et pro-israéliens pendant que les bombes continuent de tomber sur le Liban. Cette lecture est politique, pas judiciaire. Mais c’est elle qui construction la controverse.

Morgan Ortagus a changé la signification de l’picture

La présence de Morgan Ortagus a fait basculer l’épisode. Sans elle, le geste aurait sans doute suscité des critiques, mais probablement pas avec la même intensité. Ortagus a été, sous Donald Trump, l’une des voix américaines les plus visibles sur le file libanais. Reuters rappelait déjà en février 2025 qu’elle posait comme « ligne rouge » la présence du Hezbollah dans le gouvernement libanais. En avril 2025, la même agence rapportait qu’elle appelait au désarmement rapide du Hezbollah et des autres groupes armés. Son nom est donc associé, dans une partie de l’opinion libanaise, à une imaginative and prescient très alignée sur les priorités israéliennes et américaines en matière de sécurité régionale. La voir apparaître à Washington au bras d’un grand banquier libanais, dans une cérémonie mémorielle hautement chargée, pendant des discussions sur Israël et le Liban, a immédiatement conféré à l’picture une dimension géopolitique.

La controverse a encore grossi à trigger de ce qu’Ortagus a elle-même dit. Une supply médiatique a rapporté qu’elle avait décrit Sehnaoui et sa famille comme des « générations de chrétiens libanais sionistes », qu’elle s’était dite fière de son geste et qu’elle avait même suggéré qu’il prenait un risque personnel en soutenant publiquement le peuple juif. La même supply souligne qu’elle a présenté le geste comme « techniquement illégal » au regard du droit libanais, tout en précisant qu’un don à un musée américain n’est pas, en soi, automatiquement illégal. C’est précisément ce mélange de provocation assumée, de proximité affective et de sous-entendu politique qui a enflammé les commentaires. Depuis mercredi, le mot « sioniste » revient partout autour du nom de Sehnaoui. Il ne s’agit pas d’un qualificatif neutre au Liban. C’est un marqueur hautement conflictuel, surtout dans un pays qui reste formellement en état d’hostilité avec Israël et où beaucoup considèrent toujours Israël comme un ennemi, plus encore au second où l’armée israélienne bombarde quotidiennement le territoire libanais.

Le lien personnel entre Ortagus et Sehnaoui n’est d’ailleurs plus traité comme une easy rumeur. Carnegie écrivait dès janvier 2026 que la relation entre les deux soulevait des questions de conflit d’intérêts autour du mécanisme worldwide lié au cessez-le-feu entre le Liban et Israël. La même supply médiatique citée plus haut a confirmé mercredi que leur apparition commune attirait d’autant plus l’consideration qu’elle intervenait après des mois de spéculations sur leur relation. Dans la séquence actuelle, Morgan Ortagus n’apparaît donc pas comme une compagne discrète. Elle apparaît comme une determine politique américaine, favorable à Israël, anciennement chargée du file libanais, désormais liée à l’un des banquiers les plus contestés du pays. C’est cette superposition des rôles qui donne à l’affaire une portée dépassant largement la vie privée.

Le passif bancaire a tout de suite resurgi

Si le nom de Sehnaoui déclenche une réaction aussi immédiate, c’est qu’il reste intimement lié à la crise bancaire libanaise. Sur son propre website, il se présente comme directeur général de la SGBL et investisseur dans plusieurs secteurs, dont les médias. Or, dans l’opinion, il incarne aussi un système bancaire accusé depuis 2019 d’avoir gelé de fait l’accès des déposants à leurs fonds en devises. Reuters rappelait en mars 2022 que la crise avait privé la plupart des épargnants de l’accès regular à leurs dépôts en {dollars}. La même année, une juridiction londonienne ordonnait à Financial institution Audi et à SGBL de verser 4 tens of millions de {dollars} à un déposant dont l’argent restait bloqué au Liban. Ce contentieux a marqué les esprits parce qu’il a donné une forme judiciaire concrète à une colère déjà immense dans la société libanaise. C’est ce memento qui est remonté d’un coup lorsque les photographs de Washington sont apparues.

Pour beaucoup de déposants, le contraste est brutal. D’un côté, un grand banquier libanais peut faire reconnaître son nom parmi les donateurs d’une establishment américaine de premier plan. De l’autre, des milliers d’épargnants continuent d’associer la banque libanaise à la confiscation, à l’arbitraire et à l’effacement de leurs économies. C’est ce fossé ethical qui nourrit la colère. Sur les réseaux, le raisonnement revient sous mille formes : remark un homme représentant l’une des plus grandes banques du pays peut-il afficher un don prestigieux à Washington alors que tant de Libanais n’ont jamais récupéré librement leur argent ? Cette query ne préjuge pas d’une infraction pénale personnelle. Elle dit autre selected : une rupture de légitimité. Dans le Liban d’après-2019, l’argent philanthropique worldwide est relu à travers l’argent bloqué des déposants. Et cette relecture suffit à charger le geste d’une violence symbolique considérable.

Les transferts, les enquêtes et les soupçons anciens reviennent aussi

La colère n’est pas seulement sociale. Elle se nourrit aussi d’un passif judiciaire et médiatique. Reuters rapportait en mars 2022 qu’une juge libanaise avait interdit à plusieurs dirigeants bancaires, dont Antoun Sehnaoui, de voyager dans le cadre d’investigations sur des transactions bancaires. L’agence précisait clairement qu’aucune cost pénale n’avait alors été retenue contre eux. Cette précision est essentielle. Elle empêche d’écrire que Sehnaoui aurait été condamné pour des transferts illégaux à l’étranger. En revanche, elle n’efface pas le fait qu’il a bel et bien été visé par des mesures d’enquête dans un climat de soupçons généralisés sur la gestion des banques pendant la crise. Pour l’opinion, la nuance juridique existe. Mais elle pèse souvent moins que l’accumulation des controverses. Dans l’espace public libanais, l’idée d’un banquier durablement entouré de soupçons s’est installée depuis longtemps, même là où la justice n’a pas fixé de vérité définitive.

C’est aussi pour cela que la séquence de Washington réactive tant d’archives, d’anciens articles et de vieilles accusations. Dès qu’un épisode nouveau éclate, tout le file Sehnaoui revient à la floor : les contentieux sur les dépôts, les enquêtes passées, les soupçons d’opérations irrégulières, les batailles judiciaires, la proximité avec le monde politique et la place prise dans plusieurs secteurs de pouvoir. La controverse actuelle n’est donc pas une polémique isolée. C’est une controverse-réservoir, qui aspire des griefs anciens et les recompose autour d’une picture récente. En ce sens, le don au musée de Washington agit moins comme la trigger distinctive du scandale que comme son déclencheur visuel. Il fournit à ses détracteurs le symbole qui leur manquait pour réagréger des colères déjà installées depuis des années.

L’autre volet essential concerne les médias. Un rapport sur le financement de la presse libanaise cite Ici Beyrouth et IM Lebanon parmi les plateformes financées par Antoun Sehnaoui. Ce level compte, parce qu’il fait de lui bien plus qu’un acteur bancaire. Il en fait aussi, aux yeux de beaucoup, un homme qui dispose d’outils d’affect médiatique dans un pays où l’data est elle-même un champ de bataille politique. Le sujet n’est pas de savoir si ces médias lui appartiennent juridiquement au sens strict du terme, mais de constater qu’un rapport spécialisé les présente comme financés par lui. Dans le climat actuel, cette donnée alimente une idée easy : Sehnaoui ne serait pas seulement protégé par sa banque et ses réseaux, mais aussi par une capacité à peser sur le récit public. Cela accentue le ressentiment suscité par sa visibilité internationale.

À cette dimension s’ajoute la série de plaintes visant des journalistes et des médias qui enquêtaient sur le secteur bancaire. Une organisation de défense des droits a indiqué en avril 2025 que Sehnaoui avait déposé une deuxième plainte contre le journaliste Ramy al-Amin. OCCRP, repris par Skeyes, a détaillé des plaintes contre Daraj après des enquêtes portant sur les relations de la banque avec l’ancien gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé. La Fédération internationale des journalistes a de son côté évoqué des poursuites visant plus de dix journalistes de plusieurs médias dans des dossiers liés à des reportages sur SGBL et le secteur bancaire. Que l’on juge ces plaintes légitimes, excessives ou intimidantes, leur effet politique est internet : elles renforcent l’picture d’un homme puissant, habitué à défendre sa place sur le terrain judiciaire autant que médiatique. Dans la controverse actuelle, cette picture joue à plein.

Trump, Washington et l’picture d’une proximité avec le pouvoir américain

Autre élément qui revient en boucle dans les commentaires : sa proximité affichée avec Donald Trump et, plus largement, avec l’entourage républicain américain. Sur ses propres réseaux, Sehnaoui a publiquement félicité Trump pour sa victoire de novembre 2024 et lancé un « Make Lebanon nice once more » qui a marqué les esprits. Cela ne suffit pas à établir, à lui seul, un financement documenté de la campagne Trump dans les sources consultées ici. En revanche, cela établit bien une affinité politique assumée et seen. Dans le contexte libanais, ce détail pèse lourd. Il renforce l’picture d’un homme déjà connecté à Washington, déjà familier des codes du trumpisme, et désormais montré aux côtés d’Ortagus dans une cérémonie mémorielle américaine au second même où les États-Unis supervisent des discussions entre le Liban et Israël. Cette accumulation de signes nourrit une notion de proximité avec les cercles de pouvoir américains, qu’ils soient diplomatiques, politiques ou mondains.

Cette notion est encore renforcée par le fait qu’Ortagus n’est pas une determine secondaire dans l’écosystème trumpiste. Reuters la présentait en 2025 comme l’envoyée adjointe américaine chargée du Proche-Orient et la première haute responsable de l’administration Trump à venir au Liban après l’élection de Joseph Aoun. Son discours sur le Hezbollah, sa défense constante des priorités sécuritaires israéliennes et sa visibilité à Washington l’inscrivent dans un camp bien identifiable. Dès lors, sa relation avec Sehnaoui et leur apparition commune déplacent le regard : la polémique ne concerne plus seulement un banquier en difficulté d’picture. Elle touche à la manière dont une partie des élites libanaises est perçue comme branchée sur des réseaux internationaux qui ne vivent pas la guerre du Liban du même level de vue que la rue libanaise. C’est aussi pour cela que des commentaires parlent d’un « monde à half », détaché du type des déposants et du vécu des familles bombardées.

Pourquoi le mot « sioniste » est revenu si vite

Le terme lui-même n’est pas neuf, mais il a franchi un seuil mercredi parce qu’il a été prononcé dans la vidéo et repris ensuite à très grande vitesse dans les réactions. Une supply médiatique a rapporté qu’Ortagus avait décrit Sehnaoui et sa famille comme des « chrétiens libanais sionistes » et qu’elle avait présenté son geste comme une preuve de clarté morale. Dans le débat libanais, un tel mot agit comme un détonateur. Il transforme une donation controversée en check de positionnement. Certains internautes et opposants s’en servent pour le présenter comme idéologiquement aligné sur Israël. D’autres y voient au contraire un révélateur de ce qu’ils considèrent comme son orientation ancienne. Rien de cela ne vaut constat judiciaire ou définition politique officielle. Mais il serait artificiel de faire comme si le mot n’avait pas changé la séquence. Il a offert à la polémique sa formule la plus explosive et son cadre le plus immédiatement mobilisateur.

Là encore, le contexte explique tout. Dans un pays frappé presque chaque jour par des bombardements israéliens, où plus de 2 000 morts ont été recensés depuis le début de l’offensive actuelle selon les autorités libanaises, le lexique du rapport à Israël n’a rien d’abstrait. Il touche à la guerre, au deuil, à la souveraineté et à la mémoire collective. Beaucoup de Libanais peuvent très bien distinguer, en théorie, un musée américain de la politique israélienne. Mais lorsque l’picture met en scène un grand banquier libanais, une diplomate américaine pro-israélienne, un don public, et des propos valorisant son soutien en pleine guerre, cette distinction est politiquement écrasée. C’est ce qui explique que de nombreux Libanais aient jugé le geste non seulement discutable, mais déplacé, voire insultant, au regard du second nationwide.

Une affaire qui dépasse le seul cas Sehnaoui

Au fond, la violence de la réaction tient à ce que l’affaire concentre plusieurs blessures libanaises dans une seule picture. Il y a la blessure des déposants, qui voient revenir le visage d’un grand banquier au second où leur propre argent reste, pour beaucoup, prisonnier du système. Il y a la blessure de la guerre, alors que les frappes israéliennes se poursuivent au Sud et que les discussions parrainées par Washington divisent profondément la scène libanaise. Il y a aussi la blessure de la défiance envers les élites, perçues comme capables de se refaire une stature internationale pendant que le pays proceed de s’effondrer. Le don de Washington n’a pas créé ces fractures. Il les a rendues visibles en une seule séquence, lisible par tous, immédiatement partageable et presque unattainable à déminer.

C’est pourquoi la controverse actuelle ne se résume pas à une indignation passagère sur les réseaux. Elle touche à quelque selected de plus profond : la légitimité d’un homme de pouvoir à représenter publiquement une morale, une générosité ou une prise de risque, alors qu’une giant partie du pays l’associe d’abord à la banque, aux dépôts gelés, aux procès contre des journalistes et à une proximité revendiquée avec des figures américaines très hostiles au camp de la « résistance ». Ce jugement est un jugement politique, social et symbolique. Mais dans le Liban d’aujourd’hui, il pèse souvent plus lourd qu’une défense procédurale. Et tant que les bombardements israéliens continueront, tant que les déposants resteront sans answer juste et tant que Washington apparaîtra à la fois comme médiateur et soutien d’Israël, chaque geste de ce kind sera lu comme bien davantage qu’un acte de mécénat.

– Commercial –



Source link

Tags: AntounBeyrouthchoquedonLActualitéLibanquiSehnaoui

Related Posts

le bilan grimpe malgré le cessez-le-feu
Lebanon

le bilan grimpe malgré le cessez-le-feu

April 23, 2026
l’alerte de Nawaf Salam à Paris
Lebanon

l’alerte de Nawaf Salam à Paris

April 22, 2026
avec quel argent le Liban peut-il vraiment repartir
Lebanon

avec quel argent le Liban peut-il vraiment repartir

April 22, 2026
les familles du Sud entre deux vies
Lebanon

les familles du Sud entre deux vies

April 21, 2026
le Liban cherche de quoi tenir avant même de pouvoir reconstruire
Lebanon

le Liban cherche de quoi tenir avant même de pouvoir reconstruire

April 21, 2026
Cessez-le-feu : les violations israéliennes s’accumulent
Lebanon

Cessez-le-feu : les violations israéliennes s’accumulent

April 20, 2026
Asia Today

Copyright © 2022 Asia Today.

Navigate Site

  • Disclaimer
  • Privacy Policy
  • Cookie Privacy Policy
  • DMCA
  • Terms and Conditions
  • Contact us

Follow Us

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
No Result
View All Result
  • Homepages
  • World
  • Eastern Asia
    • China
    • Japan
    • Mongolia
    • North Korea
    • South Korea
  • South-eastern Asia
    • Brunei
    • Cambodia
    • Indonesia
    • Laos
    • Malaysia
    • Myanmar
    • Philippines
    • Singapore
    • Thailand
    • Timor Leste
    • Vietnam
  • Southern Asia
    • Afghanistan
    • Sri Lanka
    • Bangladesh
    • Bhutan
    • India
    • Iran
    • Maldives
    • Nepal
    • Pakistan
    • Central Asia
    • Kazakhstan
    • Kyrgyzstan
    • Tajikistan
    • Turkmenistan
    • Uzbekistan
  • Western Asia
    • Armenia
    • Azerbaijan
    • Bahrain
    • Cyprus
    • Georgia
    • Iraq
    • Israel
    • Jordan
    • Kuwait
    • Lebanon
    • Oman
    • Qatar
    • Saudi Arabia
    • State of Palestine
    • Syria
    • Turkey
    • United Arab Emirates
    • Yemen
  • Opinion
  • Politics
  • Business
  • Entertainment
  • Fashion
  • Food
  • Health
  • Lifestyle
  • Science
  • Tech
  • Travel
  • Sports
  • About us
  • Advertise with us
  • Privacy Policy
  • Contact us
  • Support AsiaToday

Copyright © 2022 Asia Today.