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De violents combats ont opposé jeudi des combattants du Hezbollah et l’armée israélienne dans le sud du Liban, alors que les frappes israéliennes ont visé de nouvelles localités au Sud, dans la Békaa et jusque dans la banlieue sud de Beyrouth. Le mouvement chiite a affirmé avoir repoussé plusieurs tentatives d’incursion israélienne, tandis qu’une supply militaire sur le terrain a fait état d’une development lente des troupes israéliennes accompagnée d’une destruction systématique des localités frontalières.
Combats au sol autour de Taybeh et Khiam
Le Hezbollah a annoncé que ses combattants affrontaient les forces israéliennes dans plusieurs secteurs du sud du Liban. Le mouvement a dit avoir ciblé dans la nuit de mercredi à jeudi plusieurs localités du nord d’Israël, notamment Kiryat Shmona, Misgav Am, Dishon, Manara, Nahariya, Haïfa et Kfar Giladi.
Le groupe a également affirmé avoir visé des soldats israéliens et des chars Merkava près des localités frontalières de Houla, Taybeh, Aïtaroun, Odaisseh, Rabb el-Thalathine, Alma al-Shaab et Markaba à l’aide de roquettes, d’obus d’artillerie et de drones d’attaque.
Le Hezbollah a surtout indiqué avoir repoussé une tentative d’avancée israélienne à Taybeh et à Khiam, deux secteurs qui connaissent depuis plusieurs jours des affrontements parmi les plus violents du entrance sud. Dans un communiqué, il a affirmé que ses combattants avaient tendu une embuscade à des soldats israéliens entrant à Taybeh et détruit un char. Il a ensuite assuré qu’une nouvelle tentative d’avancée depuis un secteur voisin avait été frappée par des missiles guidés, causant selon lui la destruction de cinq chars Merkava supplémentaires.
Le mouvement a ajouté que des soldats israéliens avaient été vus en practice de fuir la zone des combats.
Une development lente de l’armée israélienne
Sur le terrain, une supply militaire ayant requis l’anonymat a toutefois livré une autre lecture de l’évolution des combats. Selon elle, les soldats israéliens avancent lentement mais régulièrement dans certaines zones du sud du Liban, au rythme d’un à deux kilomètres par jour.
Cette supply a affirmé que les troupes israéliennes avaient presque pris le contrôle de Khiam, localité située à environ six kilomètres de la frontière et déjà au cœur de violents affrontements ces derniers jours. Elle a ajouté que l’armée israélienne prenait le temps de détruire systématiquement les localités où elle pénétrait, citant notamment Kfar Kila et Aïtaroun.
Selon cette même supply, les forces israéliennes rasent au bulldozer ce qui n’a pas déjà été détruit par les frappes aériennes ou les bombardements d’artillerie, tout en poursuivant les combats au sol contre les combattants du Hezbollah, décrits comme opérant en petits groupes.
L’armée israélienne avait annoncé lundi le lancement d’opérations terrestres présentées comme limitées au Liban.
Khiam, level central du entrance sud
Khiam reste l’un des principaux foyers des combats. La localité surplombe une partie du sud du Liban et du nord d’Israël et constitue un level d’entrée stratégique sur ce entrance. Elle avait déjà été le théâtre d’affrontements intenses lors de la guerre de 2024 entre Israël et le Hezbollah.
Mercredi déjà, le Hezbollah avait dit avoir repoussé une tentative d’avancée israélienne dans la ville. Depuis plusieurs jours, le mouvement annonce presque quotidiennement avoir ciblé des forces israéliennes à la frontière ou à l’intérieur même de localités libanaises du sud, notamment à Khiam.
L’agence nationale d’data a fait état d’une « nuit violente » à Khiam et Taybeh. Selon elle, les deux localités ont été visées par plusieurs frappes aériennes et soumises à d’intenses bombardements d’artillerie qui se sont poursuivis jusqu’à l’aube.
Frappes sur le Sud, la Békaa et la banlieue sud de Beyrouth
Dans le même temps, l’armée israélienne a poursuivi ses frappes sur plusieurs régions libanaises. Durant la nuit de mercredi à jeudi, des bombardements ont visé Mayfadoun, Naqoura, Qantara, Tyr, Hosh, Insariyeh, Bazourieh, Rihan, Tayr Debba, Debaal, Khiam et un pont à Qasmiyeh dans le sud du pays.
Des tirs d’artillerie ont également frappé Arnoun, Ghandourieh, Maroun al-Rass, Bint Jbeil, Ibl al-Saqi et Wadi al-Slouqi.
Selon l’agence nationale d’data, au moins quatre personnes ont été tuées et dix autres blessées dans les frappes menées sur le Sud.
Dans la Békaa-Ouest, des frappes ont touché Machghara. Dans le nord de la Békaa, une frappe sur Chaath a fait six morts, parmi lesquels des enfants.
À Beyrouth, une accalmie précaire régnait dans la banlieue sud après les frappes israéliennes répétées menées mercredi contre le centre de la capitale. Ces raids ont fait au moins douze morts. Parmi eux determine un responsable de la chaîne Al-Manar, affiliée au Hezbollah.
Ponts détruits et évacuations forcées
Israël a également frappé deux ponts traversant le Litani, fleuve qui coupe le sud du pays. Des photos ont montré l’un de ces ouvrages, situé dans une zone agricole au nord de Tyr, partiellement détruit, tandis que des incendies se propageaient dans les broussailles alentour.
L’armée israélienne avait indiqué mercredi qu’elle visait les ponts franchissant le Litani afin d’empêcher, selon ses termes, le transfert de renforts et d’armes vers les lignes de entrance. Cette stratégie revient à isoler une grande partie du sud du Liban du reste du pays.
Dans un communiqué publié après ces attaques, le ministre israélien de la Défense a présenté ces frappes comme une motion directe contre l’utilization, par le Hezbollah, des infrastructures de l’État libanais. Il a également adressé un message explicite au gouvernement libanais en affirmant qu’Israël n’accepterait pas une telle scenario.
L’armée israélienne a par ailleurs frappé au moins cinq stations-service appartenant à la société Al-Amana Gas, qu’elle accuse de financer le Hezbollah.
Mardi soir, l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation visant la majeure partie de la ville de Tyr ainsi que de vastes secteurs alentour, poussant de nombreux habitants à fuir vers le nord.
Israël a également demandé à tous les habitants situés au sud du fleuve Zahrani, à plus de quarante kilomètres de la frontière, d’évacuer. L’État hébreu affirme vouloir établir une zone tampon au Liban pour protéger les localités du nord d’Israël.
Le Hezbollah frappe du nord au sud d’Israël
En riposte, le Hezbollah a annoncé plusieurs tirs de roquettes en path d’Israël. Le mouvement a revendiqué des salves contre une entreprise de défense à Haïfa ainsi que contre Nahariya, dans le nord d’Israël.
Dans la nuit de mercredi, des sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs régions israéliennes, du nord au sud du pays, après ce que les médias israéliens ont présenté comme un ou plusieurs tirs de missiles en provenance du Liban.
Selon les informations disponibles, il s’agit de la frappe la plus profonde revendiquée par le Hezbollah à l’intérieur d’Israël depuis l’entrée du mouvement, soutenu par l’Iran, dans la guerre régionale qui a suivi l’assassinat de l’ayatollah Ali Khamenei par Israël.
Journalistes visés et inquiétude à Beyrouth
Dans la capitale, l’émotion reste vive après les frappes israéliennes de mercredi. Le ministre libanais de l’Data, Paul Morcos, a dénoncé le ciblage de professionnels des médias, estimant qu’il constitue une violation flagrante du droit worldwide.
Le Hezbollah a de son côté condamné ce qu’il a qualifié d’assassinat du journaliste Mohamad Sherri, dénonçant une attaque délibérée.
À Beyrouth, l’atmosphère restait tendue jeudi dans la banlieue sud, malgré l’absence de nouvelles frappes majeures dans l’immédiat. Cette accalmie relative est intervenue après une menace formulée la veille par le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, qui avait annoncé de « grandes surprises » et une nouvelle escalade au Liban et en Iran au cours de la journée.
L’ONU préoccupée par une nouvelle dégradation
La Pressure intérimaire des Nations unies au Liban a exprimé mercredi sa profonde inquiétude face à ce qu’elle a décrit comme une escalade violente.
La mission a évoqué de lourds échanges de tirs, une intensification des activités aériennes et terrestres ainsi qu’une présence accrue des forces israéliennes à l’intérieur du territoire libanais. Elle a estimé que ces développements marquaient une nouvelle détérioration préoccupante de la scenario.
Sur le terrain, les combats autour de Khiam, Taybeh et d’autres localités frontalières, les frappes sur les infrastructures et les ordres d’évacuation massifs confirment l’élargissement de l’offensive israélienne et la poursuite d’un affrontement de plus en plus profond entre Israël et le Hezbollah.
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